Mardi, 14 Février 2012

INTERNET – Découvrez Foursquare
Facebook ou Twitter seraient-ils dépassés ? Depuis plusieurs semaines, Gowalla ou Foursquare, deux plateformes provenant des Etats-Unis, réussissent en effet à s’imposer sur le marché des réseaux sociaux sur internet. Foursquare, en vogue actuellement, est ainsi à la croisée des chemins entre détecteur de contacts et jeu de piste. Le concept ? Les utilisateurs berlinois de Foursquare répertorient leurs lieux préférés, commentant par exemple le dernier restaurant à la mode de Mitte ou leur club de prédilection. Les utilisateurs de Foursquare peuvent ensuite se retrouver dans différents endroits de la capitale, accumulant des points qui leur permettent de gagner des “badges“ et même de devenir les “maires“ d’un lieu. “Foursquare, on doit essayer pour comprendre“, explique Ibrahim Evsan au journal Die Welt. Cet entrepreneur berlinois est ainsi devenu totalement addict en quelques semaines, à la manière de 500.000 personnes dans le monde. Un chiffre en augmentation de 60 à 70% tous les mois. Des entreprises comme Vodafone ou Pepsi ont déjà conclu de nombreux partenariats avec Foursquare. Le succès de Foursquare marque donc le début d’une guerre sans pitié avec les géants Facebook ou Google, qui ont prévu de contre-attaquer en adoptant un concept similaire.

GRECE – Berlin rechigne à aider Athènes
Jorgo Chatzimarkakis, un eurodéputé allemand d’origine grecque, a annoncé samedi 27 février que Berlin était prête à acquérir 5 à 7 milliards d’euros d’obligations grecques par l’intermédiaire de sa banque publique KFW pour résorber le déficit budgétaire de ce pays, ce qui a provoqué un véritable tollé en Allemagne. Ces propos ont en effet été immédiatement démentis, dimanche 28 février, par Angela Merkel. Cette dernière a ainsi affirmé qu’“aucune décision“ d’aide financière à destination de la Grèce n’avait été prise au sein de la coalition. “Nous pouvons aider la Grèce en ce moment en affirmant clairement qu’il lui faut remplir ses devoirs avec la mise en place d’un programme d’économies“, a poursuivi la chancelière. Pour la majorité de la population allemande comme de la classe politique, il est en effet inconcevable de venir en aide à un pays n’ayant pas respecté le Pacte de Stabilité et de Croissance européen. Les Grecs, qualifiés de “Tricheurs dans la famille de l’Euro“ par le magazine Focus ont répliqué la semaine dernière en attaquant l’Allemagne sur son passé nazi. Une querelle intestine dont Berlin et Athènes voudraient bien se passer tant la situation est déjà précaire. Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques était hier en visite à Athènes pour examiner le plan de rigueur grec.

DONNEES VOLEES – Le Bade-Wurtemberg n’achètera pas
Stefan Mappus, le Ministerpräsident du Bade-Wurtemberg a annoncé lundi 1er mars que le Bade-Wurtemberg n’achèterait pas les données bancaires volées de 1700 fraudeurs présumés du fisc détenteurs d’un compte en Suisse. En revanche, le Land de Rhénanie-du-Nord – Westphalie a accepté hier d’acheter un CD comprenant quelque 1500 noms, pour un montant de 2,5 millions d’euros. C’est désormais le Tribunal de Düsseldorf qui décidera des prochaines étapes judiciaires pour punir les fraudeurs de ce Land. Appelés à se dénoncer, 1066 fraudeurs se seraient ainsi manifestés en une semaine, selon un communiqué du ministère des Finances de Rhénanie-du-Nord – Westphalie. Des affaires d’achats de CD de données volées qui se succèdent, provoquant des remous dans la classe politique et au sein de l’opinion publique du pays. Tandis que certains rejettent l’idée de “dealer avec des voyous“, à l’instar d’Ulrich Goll, ministre de la Justice du Bade-Wurtemberg, d’autres voient l’occasion en ces achats de données de récupérer plusieurs millions d’euros. Début février, l’achat de données bancaires volées par le fisc allemand lui avait en effet permis de récupérer quelque 600 millions d’euros.  
Suzanne Reichenbach (www.lepetitjournal.de), mardi 2 mars 2010