Offrir un espace de rencontre aux femmes d’affaires françaises et argentines entre elles, et avec leurs collègues d’autres pays, telle est la vocation de l’association Marianne, née avec le soutien du service économique régional de l’ambassade de France
(Photo : Barbara Vignaux)
Parmi les fondatrices et les membres de la première heure de Marianne se trouvent des entrepreneuses et des cadres d’entreprise de tous âges et tous types, depuis la structure la plus légère jusqu’à la filiale argentine du groupe Louis Dreyfus, dont la directrice commerciale, Silvia Taurozzi, appartient à l’association depuis le départ. De nombreux secteurs de la vie économique s’y trouvent représentés : le vin, la presse, les services, le consulting, l’immobilier, le tourisme…
Parmi les Françaises, certaines sont installées de longue date en Argentine, à l’instar de Laurence Thouin, la fondatrice d’Azerty Communications (qui édite notamment
Perspectives pour la Chambre de commerce franco-argentine) et d’autres sont arrivées il y a peu, comme Anne-Sophie Dutat, spécialisée dans l’e-commerce et le développement de marques,
Parmi elles, certaines mènent depuis longtemps une réflexion sur la place des femmes dans le monde des affaires, à l’instar de l’avocate Eugenia Botta, une des cinq associés (dont deux femmes) du cabinet Beretta Godoy. L’an dernier, elle a participé à la rédaction d’un projet de loi sur la parité hommes-femmes dans les conseils d’administration des entreprises argentines pour le compte de l’INADI
(Instituto Nacional Contra la Discriminación, la Xenofobia y el Racismo), projet que le changement de direction à la tête de cette institution a malheureusement relégué – pour le moment – aux oubliettes.
L' Argentine pas mal positionnéeCertes, l’Argentine n’est pas mal positionnée en matière d’égalité professionnelle des sexes (au deuxième rang en Amérique latine, après le Brésil, selon une étude du cabinet de consultants Adecco en collaboration avec la Universidad Torcuato Di Tella (UTDT), rendue publique en 2009). Mais les décisions en entreprise restent plutôt l’apanage des hommes.
Enfin, la plupart des membres de Marianne sont, à un titre ou un autre, impliquées dans le développement des relations entre la France et l’Argentine : Hélène Chevalier, directrice générale de Millésime, importe des équipements pour le secteur vinicole ; Aurelia Porolli a adapté au marché argentin le concept français du
"cadeau à la carte" ; Ode Vergos organise des événements
"french touch" au restaurant Cosmo et ailleurs ; Paula Simkin, fondatrice et dirigeante d’une agence de relations publiques, participe de cette manière à la promotion de la culture française ; Liliana Pañota est un
"nez" si renommé que les parfumeurs français font parfois appel à elle…
Barbara VIGNAUX (www.lepetitjournal.com - Buenos Aires) le lundi 15 mars 2010Blog de Marianne :
http://marianne2010.wordpress.com/