Mardi, 14 Février 2012
Le Brésilien de l'OM Brandao a mis un certain temps avant de s'adapter au jeu "à la française". Malgré un important déchet devant le but, Didier Deschamps compte sur lui.

Un Brésilien qui arrive du championnat ukrainien ! Il y a un an et demi, Brandao signait à l'Olympique de Marseille auréolé d'un mystère sur ses compétences réelles. Avec le Shaktiar Donetsk, le grand attaquant a inscrit 65 buts et sacré champion d'Ukraine en 2005, 2006 et 2008 dans une compétition qui n'a sûrement pas le niveau de la Ligue 1.
Pourtant, Éric Gerets, l'entraîneur à l'époque, l'a voulu et l'a eu. Aujourd'hui, Didier Deschamps en fait son attaquant numéro 1, au même titre qu'un Mamadou Niang mais devant Bakary Koné. Dix fois titulaire sur 18 matches joués, le numéro 9 n'a marqué que… cinq buts. Et c'est là où le bât blesse.

Là défensivement, quasi-absent offensivement
Avec son immense gabarit, le chevelu Brandao (AFP) pèse sur les défenses et peut être aussi rugueux qu'un défenseur à tel point qu'il est surnommé dans les travées du Vélodrome "le catcheur". Indispensable au combat physique, le joueur de 29 ans peine à se replacer en attaque et… devant le but. Ses ratés sont nombreux à l'image de celui face à Milan, qualifié d' "inratable" par beaucoup : "J’ai joué, j’ai tiré, j’ai raté, j’ai relevé la tête et continué à jouer. C’est facile quand on regarde un match à la télé, ça paraît très simple, tout le monde commet des erreurs, tout le monde rate des buts." Pour Niang, cela relève surtout d'un "manque de lucidité" car il dépense beaucoup "d'énergie à se battre".

Quoi qu'il en soit, les dirigeants marseillais lui font confiance, lui laissant le temps de s'adapter. Et ça marche ! De retour mercredi soir face à Toulouse après une blessure à la cuisse, Brandao, un imposant sparadrap sur le crâne, a inscrit un doublé et envoyé l'OM en finale ! Et une nouvelle fois, il a levé son doigt vers le ciel, pour remercier Dieu, comme après chaque but.
Marie Varnieu (www.lepetitjournal.com) vendredi 5 janvier 2010