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BLANCHE AUX CESARS - Adjani, c'est fini ! |
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| Ecrit par Herve HEYRAUD,
le 08-03-2005 22:00
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Inconditionnelle de la belle Isabelle, Blanche reste médusée par la piteuse prestation de son idole lors de la cérémonie des Césars
Blanche était plus jolie en chemise de nuit qu'Isabelle en Ungaro. (Photo : AFP)
Depuis que Jarre l'avait plaquée, et que Paris Match l'avait choppée emmitouflée sur une plage aux bras d'un jeune chirurgien, et après 16 ans d'absence, c'était son grand retour officiel et en public : Isabelle Adjani présidait la 30 ème cérémonie des César.
Qu'on se rassure tout de suite, depuis son énergique apparition dans Un été meurtrier, je suis une inconditionnelle de Zaza. Je n'ai jamais trouvé plus splendide que cette nana-là, à la chair si ferme, au regard si étonnement profond et à la bouche légèrement boudeuse mais qui lorsqu'elle veut bien sourire fait croire que Dieu existe. Adjani, y'a pas à tortiller, représente pour moi la totale idole. Aussi, fallait me voir… fébrile comme tout sur mon canapé, à attendre MA star en ce samedi 26 février 2005. La fontaine a soif
A posteriori , finalement, il aurait mieux valu me voir moi dans ma chemise de nuit violette qu'elle dans sa robe rose à nœud violet aussi. Franchement, quand elle a déboulé, lente et magistrale, j'ai retenu un hoquet. C'était quoi cette robe à froufrous et à nénés de mémé ?
Plus tard, j'ai appris qu'un styliste d'Ungaro l'avait signée. Maigre consolation. Bien que refroidie par cette tenue qui rappelait celle que toutes les tatas du monde portent les jours de noces, je restais dans l'attente de ce que la Belle allait dire de sa si jolie voix aussi limpide que l'eau claire d'une fontaine non-ferrugineuse.
C'est bien simple, on aurait dit ma nièce récitant Le corbeau et le renard. Quand ma nièce de sept ans dit La Fontaine, elle a les yeux dans le vide, elle pose sa voix d'un ton qui ne supporterait pas d'être interrompu, travaille ses silences pour mieux retrouver les mots, et quand ils sont là, elle dévisage son public avec fierté et hauteur. Adjani ? Pareil !
Mourir jeune
Sauf que sa récitation, elle l'avait écrite elle-même. Elle avait analysé le monde. La tentation de vouloir rappeler au cinoche le triste sort des otages était certes louable. Mais quand elle a appelé Ingrid Bétancourt Liliane , quand elle a parlé de Fred Nérac sans mentionner Guy-André Kieffer, et quand, à bout d'émotions, elle a quémandé un verre d'eau, j'ai eu la navrante impression d'être au spectacle de fin d'année de l'école de ma nièce. Sauf que dans ces épisodes-là, personne ne se la pète autant.
Monica Bellucci est intervenue un peu plus tard dans la soirée pour remettre un César d'honneur à Will Smith. Fraîche comme une rose, dynamique en diable, et de toute beauté dans sa robe glamour à donf d'Alaïa, elle m'a fait penser à la Zaza d'il y a 20 ans. Finalement, Isabelle Adjani n'aura eu qu'un tort : celui de ne pas mourir jeune. Alors qu'elle aurait pu rester dans les mémoires aussi géante que Marilyn Monroe, elle va virer à la Brigitte Bardot. Ma nouvelle idole s'appelle Monica.
Blanche BAUDOUIN. (LPJ) 9 mars 2005
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