La fin de l´année scolaire est proche. De plus en plus fréquemment les jeunes décident de partir étudier à l´étranger. Après l’Allemagne, la France est la seconde terre d’accueil des étudiants polonais, devant les Etats-Unis d’Amérique. Un choix motivé par les qualités de l´enseignement français mais aussi par l´art de vivre à la française.
Le quartier du Panthéon et l´Université de la Sorbonne à Paris (Photo : LPJ)
Au cours de l’année universitaire 2004-2005, la France a accueilli dans ses universités, 3.354 étudiants polonais, soit une augmentation de 80% en 10 ans ! S’y ajoutent environ 400 élèves polonais répartis dans les grandes écoles françaises, où ils obtiennent une formation qualifiante (220) ou diplômante (170). Si l’on considère la seule mobilité intra-communautaire du programme Erasmus-Socrates, de courte durée c´est-à-dire de un à deux semestres, entre 2003 et 2004, sur les 6.300 étudiants polonais ayant fait un séjour d’études à l’étranger, 900 se sont rendus en France.
La France est ainsi la seconde destination, derrière l’Allemagne (loin devant, avec 1.800 Polonais), mais bien devant l’Espagne (550) et l’Italie (500), deux autres destinations de prédilection.
Les étudiants polonais trouvent en France un système universitaire dont la qualité est en grande partie contrôlée par l’Etat, relativement peu coûteux pour eux, diversifié aux plans géographique et thématique, une opportunité de perfectionner leur maîtrise de la langue française. Les arguments académiques ne sont pas les seuls déterminants de la mobilité : ils trouvent aussi un art de vivre et un pays d’une extraordinaire variété.
Un tropisme vers les disciplines de sciences humaines et sociales
35% des étudiants se rendent en France en premier cycle (1ère et 2ème années d’études universitaires), 42 % en second cycle (3ème et 4ème années) et 23% en troisième cycle (bac+5 et au delà).
Ils viennent en France suivre des études de langues (22%), de lettres, arts, sciences du langage (18%), administration, économie, gestion (15%), droit et sciences politiques (14%), sciences fondamentales (7%), santé (3%), sciences de la vie, de la terre et de l’univers (3%). Il y a un certain tropisme de ces étudiants vers les disciplines de sciences humaines et sociales – un phénomène encore plus marqué en Pologne.
En revanche, si l’on considère la seule mobilité Erasmus, le paysage est un peu différent : prédominent ici le management, les sciences humaines et sociales, les sciences de l’ingénieur, les lettres et les langues.
La mobilité des étudiants polonais vers la France est favorisée par l’adoption dans les deux pays du LMD (licence-master-doctorat), et par la mise en oeuvre du processus de Sorbonne-Bologne qui facilite la reconnaissance des périodes d’études faites à l’étranger.
Et sachez que l´Ambassade de France en Pologne ainsi que d´autres organismes donateurs attribuent chaque année des bourses pour aider un certain nombre d´étudiants polonais, qui ont choisi le territoire français pour étudier, à subvenir à leurs besoins.
F.L (LPJ Varsovie) jeudi 11 mai 2006
Article réalisé avec l´aide de José KOBIELSKI, Attaché de coopération universitaire au sein de l´Ambassade de France en Pologne et Directeur du Centre de Civilisation Française auprès de l´Université de Varsovie.
Pratique :
Pour des détails sur les études en France, voir le site EduFrance, qui existe en version polonaise (via le site de l’Ambassade).
http://www.edufrance.fr/fr/b-agence/desks.htm
http://www.edufrance-polska.com/
La liste et les contacts des organismes donateurs figurent sur le site Internet de l’Ambassade de France en Pologne :
http://www.ambafrance-pl.org