Mardi, 14 Février 2012

La prima cosa bella, Baciami ancora, Mine vaganti, Io sono l’amore, Happy family, cinq différents titres qui marquent le grand retour du cinéma d’auteur dans les salles italiennes. Cinq metteurs en scène connus nous racontent, grâce à l’œil indiscret de leur caméra, « le beau pays », à travers un voyage dans la province italienne du nord au sud, à la découverte des âmes contradictoires de l’Italie...

C’est en Toscane, que Paolo Virzì a tourné son nouveau film La prima cosa bella, déjà dans les salles. Le personnage principal est Anna, une jeune mère qui vit à Livorno dans les années 70 avec ses deux fils, Bruno et Valeria. Belle, séduisante mais naïve, Anna est une femme trop moderne pour son époque. Abandonnée par un mari fort jaloux, elle essaie la carrière d’actrice, sans grand succès, mais décide qu’elle ne renoncera jamais à ses enfants. Le film parcourt sa vie à travers les souvenirs de son fils Bruno, retourné à Livorno lors qu’il a su sa mère malade. S’ensuit alors un rapport compliqué et turbulent, entre une mère qui aime trop et un fils incapable d’accepter cet amour.

Baciami Ancora
Après le succès hollywoodien, Gabriele Muccino retourne en Italie, à Rome, avec Baciami ancora, à voir dans les salles le 29 janvier. Un regard, dix ans après, avec les acteurs de son premier triomphe, L’ultimo bacio. Le film raconte l’histoire de Giulia et Carlo, interprété par Stefano Accorsi, et de leurs couples d’amis, toujours en équilibre entre amour, fils, trahisons et divorces. La bande sonore du film a été réalisée par le chanteur italien Jovanotti.


et encore...
Mine Vaganti

De Rome à Lecce, Ferzan Ozpetek, le metteur en scène turque de films à succès comme Le fate ignoranti et Saturno contro, nous amène à la découverte de la famille Catone, avec sa dernière œuvre Mine vaganti, qui sortira dans les salles le 26 février. Une comédie chorale et amusante qui tourne autour de la figure de Tommaso, le fils, interprété par Riccardo Scamarcio, rentré à Lecce pour révéler à ses parents son homosexualité. Jeu des équivoques, éclatement des lieux communs, voilà les ingrédients du film, qui sera présenté hors concours au prochain Festival International de Berlin.
 
Io sono l’amore et Happy family
Le voyage à travers l’Italie se conclut à Milan, où ont été tournés Io sono l’amore, de Luca Guadagnino et Happy family, de Gabriele Salvatores. Le premier, qui a été présenté au Festival du Cinéma de Venise en septembre dernier, raconte l’histoire d’Emma, à laquelle prête son visage Tilda Swinton, femme d’un riche industriel milanais, et de son amour interdit pour un jeune chef, Antonio. L’amour est aussi au centre du film Happy family, dans les salles le 26 mars: les destins de deux familles se croisent à cause de deux jeunes adolescents qui veulent se marier à tout prix. Une fable moderne pour célébrer une ville, comme Milan, où s’aimer est encore possible.

Alessia CASIRAGHI (www.lepetitjournal.com – Milan/Rome) jeudi 28 janvier 2010