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Marine s’aperçoit que le samedi soir à la mode british est un monde radicalement différent de la soirée typique française, et où le lever de coude est à maitriser pour survivre. Comme Marine, vous pouvez participer à notre Blog des Frenchies à Londres en racontant vos expériences à londres@lepetitjournal.com Photo "Au Pub" (M.S) Qui ne connait pas la fameuse légende du Londres branché, Londres hip, hype and happening, bref du London dans le moove ! Et bien, oui, ce Londres existe bien, et il suffit de déambuler sur Oxford street un samedi soir pour en confirmer la théorie. C’est là où tout londonien qui se respecte se trouve en ce milieu de weekend tant attendu. En tant qu’expatrié, premier choc, à l’heure de l’apéro français, la majorité des sujets de sa majesté semblent déjà avoir passé celle du digestif. L’heure de décalage avec la France et le fait qu’il fasse nuit noire en hiver à 16h (oui, oui, ca existe ailleurs qu’en Islande !) n’arrange rien. Il faut bien se remonter le moral comme on peut "for God’s sake !" Et c’est sans compter sur un autre élément prépondérant, que dis-je, un emblème national : la pluie. Pourquoi rester dehors à siroter un petit kir en terrasse alors qu’il pleut des trombes d’eau, qu’il fait nuit, et probablement froid aussi par-dessus le marché ?
Boire, un état d’esprit Mais là n’est pas la raison principale de ces habitudes quelque peu saugrenues, détrompez-vous ! Non, l’anglais qui se respecte est, de jour, un spécimen plutôt réservé, poli et la plupart du temps facile à vivre et agréable. Mais au fameux "pub", il subit une transformation des plus étranges. Il semblerait que soudain, le discret employé de bureau sort de sa carapace et peut enfin desserrer de quelques crans sa ceinture, entrer dans la meute, et participer à la compétition nationale : descendre le maximum de "pints" (56,8cl) de "lager" en un minimum de temps. Et le challenge ici n’est pas uniquement d’affirmer ses qualités hépatiques supérieures. L’anglais est aussi "fair-play", forcément, et le défi ultime consiste à boire assez, afin d’asseoir une confiance en soi suffisante pour courtiser le sexe opposé. Et oui, un homme anglais reste un homme avant tout. Cependant, la méthode est quelque peu surprenante et le résultat…parfois aléatoire. Il faut dire que de son côte, le sexe "faible" n’est pas en reste, et a aussi ses propres rituels de "binge drinking" (beuverie). Mais ce qui impressionne au premier abord et impose un respect sans précédant, c’est que, hiver comme été, âgées de 15 à 55 ans, la tenue se doit d’être…originale et remarquée ! Et pour cela, tous les efforts sont bienvenus mais la plupart du temps inaperçus au final, tant la norme ici c’est justement d’être en dehors! Et rien n’est assez exubérant pour attirer l’attention du mâle imbibé. Il n’y a vraiment qu’en Angleterre que les femmes n’ont pas froid aux yeux…ni ailleurs ! Cheers ! (A la vôtre !) De notre blogueuse Marine Samzun pour www.lepetitjournal.com – Londres, mercredi 27 janvier 2010 Comme Marine, vous pouvez participer à notre Blog des Frenchies à Londres en racontant vos expériences à londres@lepetitjournal.com |