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CINE - Chanter sous la douche |
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| Ecrit par Herve HEYRAUD,
le 04-04-2005 22:00
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Crustacés et coquillages d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau est une formidable comédie de bord de mer où s'agitent les générations et la vitalité de tous les désirs
Voilà une vraie comédie vive, ouverte et lumineuse. (Affiche : ©BacFilms)
À première vue Crustacés et coquillages est un film d'amour, de vacances et de bord de mer. C'est aussi un film de famille. Marc (Gilbert Melki) a hérité de la grande maison des étés de sa jeunesse. Il s'y installe avec sa femme Béatrix (Valeria Bruni-Tedeschi), leurs enfants Laura et Charly, bientôt rejoint par son ami Martin. La belle saison est propice aux pulsions. Laura file rapidement avec un motard gainé de cuir et Mathieu (Jacques Bonnaffé, irrésistible), l'amant de Béatrix, ne tarde pas à faire une entrée en scène surprise. En observant Charly et Martin, les parents spéculent sur la nature de leur relation. Quant à Gilbert…
Liberté, sourire et désir
La douche, son ballon d'eau chaude trop petit et les gratifications (solitaires ou non) qu'on s'y accorde, sont des motifs récurrents du film. Les adolescents se lavent beaucoup et un plombier (Jean Marc Barr) pourrait être nécessaire. On l'aura compris, c'est l'énergie du désir qui gonfle et agite les protagonistes de Crustacés et coquillages . Les portes claquent comme dans un vaudeville et les personnalités sont contrastées.
Valeria Bruni-Tedeschi campe une mère hollandaise, donc prétendument tolérante, libre et magnifique de sensualité. Le personnage de Gilbert Melki aurait lui plutôt tendance à vouloir débroussailler le jardin et s'avère pataud à aborder la sexualité de sa progéniture. En écho au cinéma de Ducastel et Martineau, quelques bavardages d'ados Rohmériens ( Pa uline à la plage , Conte d'été ) viennent en tête. Et comme dans leur premier film ( Jeanne et le garçon formidable ), la figure tutélaire de Demy enchante avec bienveillance les numéros musicaux, avec un final utopique et réjouissant. Évidemment, l'objet est imparfait, parfois maladroit dans sa recherche de l'état de grâce. Quelle importance, lorsque on ressort de la projection le sourire aux lèvres et plein d'amours à inventer ? Voilà une vraie comédie vive, ouverte et lumineuse.
Jean Marc Jacob. (LPJ) 5 avril 2005
Crustacés et coquillages – Olivier Ducastel et Jacques Martineau – France
1h 33 avec Valeria Bruni-Tedeschi, Gilbert Melki, Jacques Bonaffé, Jean-Marc Barr, http://www.crustaces-lefilm.com/
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