Mardi, 14 Février 2012
Pékin accélère sa course vers les étoiles et a lancé le 17 janvier une fusée avec un géosatellite à son bord. Les Chinois veulent rivaliser avec le GPS mais il leur faudra encore attendre quelques années avant de maîtriser le programme

Source : SCMP
Long-March III, le 17/01 à Xichang

Une fusée Long-March 3III décollait le 17 janvier à Xichang (Sichuan), emportant à son bord un satellite géostationnaire du système Compass (ou 北斗, Beidou). Ce système doit offrir au monde un positionnement géostationnaire gratuit, rival du GPS ou de l’européen Galileo, et des milliers d’applications commerciales basées sur ce service. C’est un symbole de l’émergence technologique du pays. Mais l’émergence est lente : seuls trois satellites ont été mis sur orbite en dix ans, supposant une accélération du programme afin d’atteindre les 35 satellites nécessaires d’ici 2030, date prévue de l’entrée en service.

Une raison au retard, pourrait être la technologie. Sept minutes après le lancement, autour de Jiucang (Guizhou), 100.000 habitants étaient en alerte et 2.000 réquisitionnés pour récupérer les débris retombés du 1er étage de la fusée, contaminés au dimethylhydrazine, carburant polluant et cancérigène abandonné depuis 10 à 20 ans par les autres puissances spatiales. La Chine semble encore loin d’atteindre les critères de qualité de l’aérospatiale occidentale. Reste à se méfier néanmoins de sa rapidité d’apprentissage impressionnante !

Il faut également savoir que la Chine travaille à une double solution, un nouveau lanceur à hydrogène et une quatrième base à Hainan. qui permettraient aux débris de retomber en mer tout en réduisant les besoins en propulsion par la proximité de l’Équateur. Mais pour ces progrès, il faudra attendre 2014.

Eric MEYER, Extrait du Vent de la Chine N°3, (www.lepetitjournal.com - Shanghai) mardi 26 janvier 2010