Mardi, 14 Février 2012
Ne cherchez pas à faire dire à Julien Lizeroux qu’il est l’actuel leader de l’équipe de France. Révélé au grand public la saison passée lors des Mondiaux de Val d’Isère où il a obtenu deux médailles d’argent, le skieur de la Plagne a pourtant démontré qu’il avait la carrure d’un cador du circuit

Julien Lizeroux a été révélé au grand public la saison passée lors des Mondiaux de Val d’Isère où il a obtenu deux médailles d’argent. Il est même devenu depuis la blessure de Jean-Baptiste Grange la locomotive du ski alpin français.

Julien Lizeroux double-médaillé d'argent à Val d'Isère l'an passé, AFP

Une année qui commence plutôt bien

Cette saison le skieur de la Plagne a terminé tous ses slaloms dans le Top 10. Depuis début janvier, Lizeroux a accumulé les performances de haut vol. Troisième à Zagreb, vainqueur à Adelboden après une deuxième manche d’anthologie, le Français a pris la cinquième place à Wengen, dimanche. A quelques jours de son retour dans le Tyrol, Lizeroux, deuxième de la Coupe du Monde de slalom à 19 points du leader Reinfried Herbst, est en passe de succéder à son ami Jean-Baptiste Grange vainqueur l’an passé.

Tous les espoirs sont sur lui
 En cette année olympique, on attend beaucoup du Plagnard. Loin de toutes ses attentes, Lizeroux continue à tracer son chemin expliquant qu’il ne skie que pour lui. La pression ? Le Français n’en fait pas une maladie. Au contraire, les jambes qui tremblent, l’estomac qui se noue dans le portillon de départ, il aime ça. La médaille olympique ? Oui Lizeroux en rêve mais pas plus que d’une victoire dans le classement final de la Coupe du Monde de slalom qui récompense la régularité du skieur le plus complet de l’hiver. Pendant les Jeux, ce fils d’un guide de haute montagne et d’une monitrice de ski ira voir les autres disciplines entre le combiné auquel il participera le mardi 16 et le slalom qui aura lieu le samedi 27 à la veille de la clôture des Jeux. Pas question de rester enfermer dans sa bulle, Lizeroux n’a pas peur de manquer ses premier Jeux Olympiques. Gravement blessé en 2001, au point de ne pouvoir skier pendant un an, le Savoyard qui a connu la douleur de perdre un frère en 2008 relativise toujours. Et ce sera encore le cas en s’il échoue à Vancouver. Tranquille on vous dit.

Rino MONFLIER (www.lepetitjournal.com) jeudi 21 janvier 2010