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SORTIR - Une cuisine russe |
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| Ecrit par Herve HEYRAUD,
le 16-03-2005 22:00
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Pour fêter son quart de siècle, le Salon du livre de Paris reçoit la littérature russe du 18 au 23 mars
Avec une entrée à 5€, le Salon du livre de Paris, qui inaugure ce soir sa 25 ème édition, est devenu la plus grande manifestation culturelle européenne ouverte au public. Après les Salons de l'agriculture, du nautisme et des jeux et maquettes et le Mondial de l'automobile (tous les deux ans), le livre tient le pavé parisien grâce à 200.000 visiteurs annuels répartis sur les 50.000m2 de la Porte de Versailles.
Cette année, 2.000 auteurs viennent signer et débattre autour d'initiatives nouvelles comme une dictée lue dimanche par Tom Novembre on un Bar des sciences qui célèbre le centenaire des travaux d'Einstein.
Mais c'est surtout les 700 m2 du pavillon russe qui vont attirer les visiteurs en quête de découvertes. Après la Chine, c'est en effet la Russie dont les lettres sont loin d'être mortes qui est à l'honneur de cette édition.
L'immense production d'un immense pays
Après Tchekhov, Gogol, Tolstoï, Dostoïevski ou même Soljenitsyne (porté absent pour des raisons de santé), il existe une vie littéraire foisonnante et contemporaine au royaume de Poutine où, pour la seule année 2004, 85.000 titres ont été édités avec plus de 800 millions d'exemplaires tirés. Cette vitalité commerciale traduit une vraie renaissance de la création littéraire après le passage à vide du début des années 90.
La plus jeune auteure représentée est née en 1981 et s'appelle Irina Denejkina. Elle dépeint avec humour dans Vodka-cola , le portait d'une génération déboussolée. Il reste que, de Kaliningrad à Vladivostok, les âmes lettrées ne manquent pas. Une quarantaine d'auteurs russes est attendue pour fêter un quart de siècle… de livres.
Anne LAPIERRE. (LPJ) 17 mars 2005
25 ème Salon du livre de Paris
Porte de Versailles
Du 18 mars au 23 mars, tous les jours de 9h30 à 19 h, et en nocturne le mardi jusqu'à 22 h
Entrée : cinq euros.
http://www.salondulivreparis.com/05/presentation.html
Si vous ne deviez en retenir que trois…
— Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes Russes , Gary Shteyngart (L'Olivier) : Cet épais roman traite des racines, de l'exil et de l'assimilation américaine. Vladimir Girshkin mène à New York une existence des plus plates jusqu'au jour où il se découvre des origines slaves. La cavalcade du loser se transforme en un délire à mi-chemin entre Woody Allen et Kusturica.
— Fox Mulder a une tête de cochon , Andreï Guelassimov (Actes Sud) : On l'appelle le Salinger sibérien car il se dit persuadé que les lois de la composition peuvent à elles seules aboutir à de bons récits. Régies par des règles ou non, ses cinq nouvelles sont autant de zooms sur la vie ordinaire d'une Russie qui rêvent de mieux. Entre école, banlieue, choc des générations, promiscuité et désarroi d'une jeunesse en quête d'emploi, Guelassimov écrit à coups de hache.
— Ce bon Staline , Victor Erofeev ( Albin Michel) : Entre l'autobiographie et les références libertaires, Erofeev raconte la diplomatie soviétique via un père qui a interprété Staline au Kremlin avant de débarquer à Paris au début des années 1950. A la fois ironique et nostalgique, le tableau que dresse le fils des convictions paternelles est irrésistible. Comme une enfance d'expatrié…
(LPJ — 17 mars 2005)
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