Écrit par Catherine Legras
Le scandale qui touche Peter Robinson, et surtout sa femme Iris, a conduit le Premier ministre d'Irlande du nord a annoncer lundi qu'il renonçait à ses fonctions durant les six prochaines semaines afin de faciliter le bon déroulement de l'enquête Iris Robinson, 61 ans, est accusée d'avoir usé de son influence, étant députée elle-même, pour aider financièrement son amant, Kirk McCambley, de 39 ans son cadet. Mme Robinson aurait ainsi réussi à récupérer 55.000 euros de deux promoteurs pour aider le jeune homme à ouvrir son pub-restaurant en 2008. Selon les règles parlementaires, Peter Robinson qui était au courant de cette affaire, aurait du signaler cet investissement aux autorités de Belfast et de Londres.
Peter Robinson a succédé en 2008 à Ian Paisley à la tête du gouvernement d’Irlande du Nord et du DUP (Democratic Unionist Party), parti protestant très conservateur. Durant la période de l'enquête, l’intérim sera assuré par la ministre aux Entreprises, Arlene Foster.
Ce scandale risque d'ébranler encore un peu plus la coalition déjà fragile qui existe en Irlande du Nord entre nationalistes et unionistes. Martin McGuinness, vice premier ministre et dirigeant du Sinn Féin, reproche en effet au Premier ministre d'empêcher le transfert de Londres à Belfast des pouvoirs en matière de police et de justice. Si l'un tombe, l'autre tombera avec, ce qui rendrait la situation en Ulster encore plus chaotique.
"And here’s to you, Mrs Robinson"... En marge de ce scandale politique, la chanson "Mrs Robinson", écrite par Simon and Garfunkel en 1968 pour le film
Le Lauréat, fait aujourd'hui exploser le nombre de téléchargements en Irlande du Nord, avec un bond de +1.200% en une semaine, selon
the Official UK Charts Company.
Quant à l'amant de Mme Robinson, Kirk McCambley, il est devenu une nouvelle icône gay en Grande-Bretagne. Plusieurs groupes Facebook lui sont consacrés, dont une "société de gratitude". Un pied de nez certain à la conservatrice Iris Robinson qui en 2008, avait déclaré que l’homosexualité était une "abomination"et que des gays de sa connaissance étaient devenus hétérosexuels après avoir demandé de l’aide psychiatrique.
Catherine Legras (www.lepetitjournal.com/dublin) mercredi 13 janvier 2010