Mardi, 14 Février 2012
L’Open d’Australie (18-31 janvier) marque le vrai départ de la saison 2010 de tennis. Si Roger Federer et Rafael Nadal débutent cette année en tant que numéro 1 et 2 mondiaux ils devront redoubler d’efforts et de concentration pour contrer les attaques de Del Potro, Djokovic, Murray, Davydenko ou encore Roddick

Après une année 2009 marquée par le retour à la première place mondiale et le record de victoires en grand chelem (15) de Roger Federer, les blessures de Rafael Nadal et l’avènement de Juan Martin Del Potro, il est peu de dire que le monde de la petite balle jaune attend avec impatience le cru 2010. Cette saison apparaît en effet plus ouverte que jamais. Si Federer et Nadal ont tout trusté ou presque depuis 5 ans, il est intéressant de voir qu’ils n’ont pas remporté de tournois sur le circuit depuis de long mois : Cincinnati en août pour le Suisse, Rome en mai pour Nadal. Pendant ce temps, certains en ont profité pour se rapprocher du duo comme Novak Djokovic, Juan Martin Del Potro, Andy Murray et Nikolay Davydenko. Le Russe a d’ailleurs réussi un petit exploit la semaine dernière à Doha en battant coup sur coup Federer et Nadal. Il a beau affirmer qu’il ne peut pas tenir la distance sur deux semaines de compétition au meilleur des cinq sets, il est l’homme en forme depuis sa victoire au Masters de Londres. Et figure parmi les favoris de cette première levée du grand chelem. Finaliste en Angleterre, Juan Martin Del Potro sera lui aussi une des têtes d’affiches de 2010. Vainqueur de son premier grand chelem à l’US Open, il arrive cependant sans repères et sans tournois joués à cet Open d’Australie. Il se souviendra que l’année dernière il avait pris une rouste de la part de Federer en quarts de finale (6/3, 6/0, 6/0). La revanche prise à l’US Open à coup de services et de coups droits surpuissants lui a sûrement donné un surcroît de confiance qui s’avèrera très utile au moment des chocs entre “gros”.

(Crédits photo AFP)

Federer et Nadal restent les meilleurs... pour l’instant
Novak Djokovic sera également un sérieux candidat pour bousculer Federer et Nadal.
Même s’il a eu du mal à confirmer son succès à l’Open d’Australie en 2008, il a fini la saison 2009 en boulet de canon, mis à part aux Masters. Depuis un an, il travaille dur physiquement pour tenir la distance en cinq sets. Une technique fine et précise alliée à un physique qui tient la route : le cocktail pourra faire des dégâts. Autre joueur à suivre, Andy Murray. Comme Davydenko, il n’a jamais remporté ni même joué une finale de grand chelem. Le Britannique s’en rapproche chaque année mais, un peu à la manière de son compatriote Tim Henman avant lui, il piétine dans les moments décisifs. Néanmoins, contrairement à Gentleman Tim, son jeu est plus complet. Il dispose de réelles armes pour conquérir son graal. Comme Andy Roddick, qui, s’il sort de sa tête son échec en finale de Wimbledon (défaite 16-14 au 5e set), peut jouer les trouble-fête. Verdasco et Söderling devront quant à eux confirmer leur belle saison 2009, tandis que nos quatre mousquetaires (Tsonga, Monfils, Simon et Gasquet) auront à cœur de briller en grand chelem, dès la semaine prochaine si possible.

Tous ces joueurs aspirent tôt ou tard à dépasser les maîtres du dernier quinquennat. Mais à respectivement 28 et 23 ans, Federer et Nadal sont loin d’être cramés. À 100%, ils restent pour l’instant les meilleurs joueurs du monde. Et l’idée d’une première finale de grand chelem Federer-Nadal – comme l’année dernière – n’a rien d’incongru, ni de déplaisant. En espérant que ça ne plombe pas trop le moral de leurs prétendants...
Jérémy Patrelle, (www.lepetitjournal.com) mercredi 13 janvier 2010