Mardi, 14 Février 2012
- FOOT - Le cas Thierry Henry discuté le 18 janvier par la Fifa
La Commission de discipline de la Fifa discutera le 18 janvier prochain du cas de Thierry Henry, suite au match du 18 novembre dernier qui a opposé la France à l'Irlande et qualifié les Bleus pour le Mondial 2010.
Le capitaine de l'équipe de France est visé par une enquête pour avoir touché le ballon de sa main, et transmis à Gallas qui a ainsi pu marquer un but et égaliser le score 1-1.
Joseph Blatter, président de la Fifa, avait annoncé le 2 décembre qu'une enquête viserait le joueur. Cependant, cette enquête ne devrait pas causer trop de problèmes à Thierry Henry dans la mesure où cet acte de la main ne fait pas infraction au règlement de la Fifa. Seule une main volontaire qui empêche un ballon de rentrer dans le but peut être sanctionnée. Aucune sanction ne devrait donc être prise contre Thierry Henry malgré la polémique déclenchée après le match, en France et en Irlande.
Le joueur italien Marco Materazzi, qui avait été suspendu pour deux matchs après le coup infligé à Zidane durant la finale de la coupe du Monde en 2006, regrette quant à lui que la jurisprudence créée alors ne soit pas appliquée pour Thierry Henry. "Il y a eu un précédent, le mien, en ce qui concerne l’absence de fair-play dans une rencontre. J’adore Henry et je pense que sa main a simplement été un mauvais réflexe, et pas préméditée. Mais moi on m’a traité comme un délinquant, si on avait pu m’emprisonner, on l’aurait fait. Mais Henry, il n’est même pas inquiété", a déploré Marco Materazzi dans un entretien au journal la Repubblica.

(Photo Department of Social and Family Affairs)

- CHOMAGE - Les chiffres toujours en hausse

Selon les derniers chiffres annoncés vendredi par le CSO (Central Statistics Office), le nombre de personnes bénéficiant d'allocations chômage a encore augmenté au mois de décembre, pour atteindre le chiffre de 426.700 personnes, soit une augmentation de 3.300 par rapport au mois de novembre. En décembre 2008, on comptait seulement 133.700 personnes enregistrées. Il s'agit du plus haut niveau jamais connu depuis 14 ans. Ces chiffres ne comprennent pas seulement les personnes au chômage mais également les personnes travaillant à temps partiel, jusqu'à trois jours par semaine, les travailleurs saisonniers et intérimaires. Le taux de chômage est aujourd'hui estimé à 12,5% de la population active. Le nombre d'hommes enregistrés a augmenté de 88.273 (+45,4%) en un an alors que celui de femmes a augmenté de 45.304 (+47,5%). Les jeunes de moins de 25 ans sont également très touchés : leur nombre a augmenté de 22.400 entre le début 2009 et la fin de l'année. Ces chiffres sont pourtant atténués par le nombre de personnes ayant déjà migré vers un autre pays pour trouver du travail. Les économistes estiment que le taux de chômage devrait encore augmenter dans les prochains mois.

- IRLANDE DU NORD - Un policer catholique blessé par une bombe
Un policier venait de quitter son domicile quand une bombe placée sous sa voiture a explosé. L'homme âgé de 33 ans a été grièvement blessé. L'attentat est attribué à des groupes dissidents républicains mais il est encore trop tôt pour préciser lesquels selon la police d'Irlande du Nord. L'attentat s'est produit à Randalstown dans le conté d'Antrim, au centre de l'Ulster.
En 2009, de nouveaux attentats avaient eu lieu en Irlande du nord et visé les forces de l'ordre. Ils avaient provoqué la mort de deux soldats britanniques et d'un policier et avaient été revendiqués par les groupes IRA Véritable et Ira Continuité. Ces mouvements refusent toujours les accords de paix signés en 1998. "Ceux qui perpètrent ce genre d'attaques ne réussiront pas à replonger l'Irlande du Nord dans les jours sombres du passé", a réagi Peter Robinson, Premier ministre protestant d'Irlande du Nord, cité par la BBC. De son côté le vice Premier ministre catholique et membre du Sinn Féin, Martin McGuiness, a dénoncé ces actes qui "ne servent aucun but ni aucune cause".
Ce nouvel attentat fait pourtant craindre un regain de violence. Début novembre, la Commission indépendante de contrôle (IMC), qui surveille l'activité des milices paramilitaires, a averti que la menace constituée par ces groupes n'avait jamais été aussi élevée en six ans.

La Rédaction (www.lepetitjournal.com/dublin) Lundi 11 janvier 2010