Dans son discours en ouverture du dialogue avec les partenaires sociaux, le Premier ministre, Georges Papandréou, a invité ses interlocuteurs à un nouvel accord national et social "pour sauver le pays”
(crédit photo www.papandreou.gr)
Lors de son discours, le Premier ministre, Georges Papandréou est apparu déterminé à réaliser, très rapidement, des changements et des renversements. Les décisions seront prises après un cycle de dialogue qui doit être conclu fin février. Les prochains jours, il y aura des contacts de chaque ministère avec les partenaires sociaux sur chacune des questions qui seront soumises au dialogue. Le Premier ministre a souligné qu'il ne s'agira pas de "rapiéçages", mais de changements radicaux. "Soit nous changeons soit nous coulons"a-t-il averti en signalant aussi que son gouvernement va adopter des mesures qui n'ont pas été prises depuis des décennies. Papandréou a dénoncé la structure clientéliste de l'État comme le plus grand ennemi et il a assuré qu'il y aura une rupture radicale avec la corruption, les collusions d'intérêt, l'argent noir.
Papaconstantinou à Berlin, Paris et Londres
Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a entamé une série de visites dans les grandes capitales de l'UE, pour s'entretenir avec ses homologues et les médias et démontrer la détermination du gouvernement grec de remettre le pays sur la bonne voie. Après avoir rendu visite Berlin et Paris, il est arrivé, le 16 décembre, à Londres. Tout au long de sa visite à Berlin, Paris et Londres, Papaconstantinou a accordé une série d'interviews à divers médias, comme le Financial Times, Le Figaro, Bloomberg, Reuters, The Economist et Der Spiegel. Dans une interview accordée au journal belge La Libre Belgique, Papaconstantinou a déclaré que "la situation est grave, mais la Grèce peut s'en sortir. La Grèce n'est ni l'Argentine ni l'Islande, pas question de recourir au FMI". Il a ajouté que le gouvernement essayera de rétablir la confiance des partenaires européens avec des mesures précises. Au Figaro, le ministre grec avait indiqué que "nous préparons un budget volontariste mais difficile, qui représente un véritable effort. Il prévoit une diminution des dépenses dans le secteur public".
L'agence internationale de notation Standard &Poors, a rabaissé la notation de la Grèce de "A-"à "BBB+", suivant ainsi l'exemple de l'agence Fitch.
Avec Grèce Hebdo (www.lepetitjournal.com/athenes.html) Mercredi 23 décembre 2009