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Pour réduire le nombre de morts sur les routes espagnoles, durant la semaine sainte, la Direction générale du trafic (DGT) avait choisi cette année de sensibiliser le public via une campagne publicitaire choc. Cette initiative n'a néanmoins pas réussi à faire baisser significativement le nombre d'accidents, quasiment similaire à celui des années précédentes
Le mois d’août, Noël et la Semaine Sainte sont traditionnellement les trois périodes noires de l'année pour la DGT (Direction Géneral du Trafic). Cette année, entre le 7 et le 17 avril, 15, 6 millions de déplacements -régulés par plus de 8000 agents mobilisés- ont été effectués sur les routes en Espagne. Comment réussir à sensibiliser les automobilistes pour réduire les victimes de la route ? Cette année la DGT avait choisi de choquer via un message publicitaire diffusé à la télévision, à la radio et dans la presse écrite. Sur l’image, on pouvait observer ou entendre la charmante voix d’une opératrice réalisant une enquête depuis son bureau : Pensez-vous utiliser votre voiture pour la Semaine Sainte et si oui, pensez-vous mourir sur la route ? Une question choc qui n’était pas faite pour plaire mais pour heurter la sensibilité des futurs vacanciers et faire appel à davantage de prudence sur les routes.
Bilan des courses : pas de progrès
En plus de cette campagne publicitaire, la DGT avait également renforcé sur 145 kilomètres de routes en Espagne la présence des panneaux de signalisations, en particulier à l’entrée des grandes villes (Barcelone, Madrid, Seville, Malaga), pour fluidifier le trafic et faire face à l’arrivée massive de véhicules. Mais rien à faire ! Les efforts déployés par la DGT n’auront pas eu d’impacts directs sur le comportement des automobilistes. Pour preuve le bilan catastrophique des accidents, cette année, équivalent aux tristes résultats des années précédentes. Pendant la semaine sainte, 84 accidents ont eu lieu, contre 88 l'année dernière, et 101 personnes sont décédées, contre 105 en 2005. L’opération "Retour" se terminait hier soir à minuit.
Gaelle STEVANT. (LPJ) 18 avril 2006 |