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Au travers de l´exposition intitulée "Pink not dead", paraphrase du slogan des années 70 "Punk not dead", l´artiste polonais, Maurycy Gomulicki souhaite mettre en valeur la couleur rose, trop souvent controversée. L´exposition a été présentée au mois de février à Mexico dans la Galerie Garash. Elle sera ouverte au public au Centre d´Art Contemporain du Château Ujazdowski de Varsovie jusqu´au 21 mai
Photo Frédérique Llory : fragment d'un mural de Roberto Baldazzini
Le rose a acquis durant ces 150 dernières années une connotation péjorative. Il est généralement associé à ce qui est superficiel, efféminé, de mauvais goût, à une vision travestie de la réalité. De telles représentations varient évidemment en fonction de la culture de chaque pays, la perception du rose est bien différente en Amérique Latine, en Asie et en Europe centrale et orientale. L´artiste polonais, Maurycy Gomulicki a voulu s´écarter des références évidentes liées au rose. L´exposition présente plus de cinquante pièces - objets d´art, dessins, photographies, vidéos, vêtements, livres de couleur rose.
L´univers du rose, un univers de sensations
Pink not dead propose une réflexion sur les significations et interprétations possibles du rose. On peut évidemment se limiter au rose couleur monochrome, mais aussi élargir le champs de son regard et explorer la variété de tons qui existe. L´artiste déclare qu´”une fois entrés dans l´univers Rose, nous nous trouvons perdus entre la sensualité et l´innocence, et progressivement nous cheminons de la sérénité vers la perversion, quelques fois sans billet retour”. Le visiteur progresse au milieu des jardins édéniques représentés par des fleurs, des murales érotiques et fantasmatiques pour arriver vers les industries de la mort, notamment représenté par les travaux de Miguel Ventura qui symbolisent l´étouffement de notre civilisation par l´excès d´ordre et "les stéréotypes dominants dans notre culture globalisée". Créer un sanctuaire multidimensionnel du rose
Pensé initialement comme une exposition individuelle, le projet de Gomulicki est progressivement entré dans un processus de collaboration qui a duré 18 mois. L´idée de créer un “sanctuaire multidimensionnel du Rose”, sorte d´archive de ce qui peut exister en rose, imposait la présence d´artistes notamment mexicains ayant d´autres visions du rose. Mauricy Gomulicki a ainsi réuni une collection intéressante et originale d´objets et de peintures roses. Parmi les pièces de sa création, il présente comme point central de son exposition un char de guerre peint en rose, symbole de ce désir présent durant toute son enfance en Pologne de peindre en rose un véhicule militaire et allusion à un peintre tchèque mis en prison en 1991 pour avoir peint en rose un char.
Frédérique Llory - LPJ Varsovie – mercredi 19 avril 2006
Pratique :
Centrum Sztuki Wspolszesnej
Zamek Ujadowski
Ul. Ujazdowskie 6
Varsovie
Réservés aux plus de 16-18 ans.
Les artistes invités à participer à ce projet sont : Genoveva Alvarez, Roberto Daldazzini, Alberto Caro, Jorge Covarrubias, Iván Edeza, Galia Eibenshua, Carla Fernández, Thomas Glassford, Ilian González, Daniel Guzmán, Jerónimo Hagerman, Tomek Kozak, Gonzalo Lebrija Fernando Palomar, Paulina Olowska, Pedro Reyes, Xavier Rodríguez, Antonio Sánchez, Jadwiga Sawicka, Joana Slazak, Althea Thauberger y Miguel Ventura.
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