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Du classique au contemporain, du flamenco au néoclassique, Madrid en Danza entremêle origines et les styles de danses. Pour sa XXIe édition, le festival mise, cette année, sur la tolérance interculturelle et les problèmes de la femme dans notre société. Jusqu’au 23 avril les spectacles s’enchainent et nous emmènent dans un tourbillon de réflexions
La XXI édition du festival annuel Madrid en Danza réunit, jusqu’au 23 avril, 25 compagnies internationales de Danse. Tous ces artistes en mouvement perpétuel feront tourner la tête des Madrilènes, avec 24 spectacles mais aussi avec sept long-métrages, deux courts-métrages, deux documentaires, une exposition intitulée Danser la vie, des ateliers et de nombreuses rencontres interactives avec le public.
Parmi les représentations scèniques, 9 d'entre elles ont lieu dans la capitale, les autres sont distribuées à travers toute la Communauté, car l’un des objectifs premier du festival est de promouvoir et amener la danse dans les lieux les plus isolés.
La programmation de cette année se veut particulièrement hétéroclite ; du classique espagnol au style contemporain en passant par le folklore, le flamenco et le néoclassique ; tous les styles et tendances y sont réunis. Lors de l’inauguration, la directrice du festival, Ana Cabo avait justifié l’absence volontaire de compagnies purement "classique" pour ne pas faire concurrence au Ballet National d’Angleterre en représentation au même moment au Palais Royal de la capitale.
Spectacles de réflexion
Cette année, le Festival dédie l‘ensemble de ses spectacles à la réflexion, la tolérance interculturelle et les conditions de la femme. Du 21 au 23 avril, la Compagnie Victor Ullate, avec en avant-première Samsara- au Teatro Madrid présentera un spectacle qui, sur fond de découverte de l’Orient offre une vision de la vie et la mort à travers la danse.
Le Centre Culturel de la Villa accueillera pour sa part, le Ballet de Carmen Roche, qui aborde le problème de la violence conjugale à travers une version singulière d’Othello, de Shakespeare.
Enfin, la compagnie tchèque Jan Kodet, et la compagnie franco-hongroise Pal Frenák, donnent au festival une note étrangère et démontrent ainsi sa volonté de se tourner vers de nouveaux horizons, de nouveaux styles.
Cathy Iraola. (LPJ- Madrid) lundi 17 avril 2006 |