| Ecrit par Betty RUBY,
le 16-04-2006 23:00
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Avec cet hiver interminable en France, on peut souffrir de vague à l’âme, ou troubles du sommeil. Pour lutter contre la dépression saisonnière qui touche une personne sur cinq, la luminothérapie propose une cure de soleil artificiel... mais réconfortant
Lutter contre les carences en lumière (photo passeport santé)
Ceux qui sont de passage en France en ce moment ne peuvent pas louper le sujet qui agite toutes les langues : le temps. Ras le bol de cet hiver interminable, de 3 rayons de soleil pour 3 heures de pluie, du chauffage encore et encore… Voilà 4 mois bien tapés qu’on n’a pas eu le moindre lundi au soleil. Pour lutter contre la dépression saisonnière, on peut se tourner vers la thérapie par la lumière. Apparue en France, il y a une quinzaine d’année elle fonctionne sur un constat simple : l'être humain a besoin d'une quantité de lumière journalière déterminée. Une dose de 2 heures par jour à 2500 lux serait nécessaire à l’équilibre. Or l’ensoleillement varie selon la saison. Ainsi, les Parisiens ne profitent que de 53 heures de soleil en décembre, contre 240 heures en juillet. Lors de ces carences en lumière, l’organisme sécrète davantage de mélatonine, une substance somnifère qui augmente la léthargie. La luminothérapie consiste à exposer le patient à une lumière qui pallie le manque de soleil. L’organisme cesse alors de sécréter la mélatonine et la sensation de fatigue diminue. En séance ou à domicile Très en vogue dans les pays nordiques, ce traitement se pratique sous forme de séances, soit dans un centre du sommeil, soit à domicile grâce à des lampes portatives. À raison d'une demi-heure par jour, les effets sont quasi immédiats. Mais les séances de luminothérapie ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale et le traitement doit s’accompagner d’une activité physique accrue. Cette thérapie est généralement sans danger et entraîne peu d'effets secondaires (légers maux de tête et insomnie, en début de traitement), mais certaines contre-indications existent en cas de problèmes oculaires ou d’irritations cutanées. Dans tous les cas, il faut en parler à son médecin. Mais on peut aussi tenter de s’exposer dès que possible à la lumière du jour, et prendre son mal en patience : il paraît que le printemps revient… Fanny TABARANT. (LPJ) 17 avril 2006
Un point sur la dépression saisonnière Ce qu’on appelle la dépression saisonnière se manifeste à l’approche de l’hiver, et disparaît avec les beaux jours. Elle est due à la baisse de luminosité qui agit directement sur le moral. Dès lors apparaissent des symptômes comme des troubles du sommeil, une irritabilité, une perte d’énergie ou une tristesse s’installant dès le réveil. Ces signes touchent chaque année 15 à 25% de la population, mais peuvent s’avérer persistants chez 4 à 6% d’entre eux. On parle alors de véritables dépressions saisonnières, ou de DAS (Désordre Affectif Saisonnier). Les femmes ont 3 à 4 fois plus de risques d’être touchées : elles représentent 75% des personnes sujettes à la dépression saisonnière. (LPJ – 17 avril 2006)
En savoir plus : Site français de luminothérapie : - http://www.luminotherapy.com Sites médicaux : - http://www.passeportsante.net
http://www.e-sante.fr
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