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Alors que la tendance classique est de voir des travailleurs de l’Est sur le marché de l’emploi de l’Ouest, certains professionnels français ou belges tentent aujourd’hui leurs chances en Roumanie
Chercher du travail à l'Est, l'autre alternative (photo LPJ)
“Les entreprises roumaines reçoivent des demandes d’embauche venues d’Occident”, titrait il y a peu le quotidien “Ziarul Financiar”. La raison principale de cette attirance pour la Roumanie viendrait du fait que le pays est en pleine expansion et bénéficie d’une croissance moyenne de 5% par an.
Selon Florin Luca, directeur des ressources humaines à la BRD-Société Générale, “un employé avec une véritable valeur ajoutée s’épanouira plus vite ici qu’en Occident, il aura rapidement des responsabilités et la possibilité de montrer ses capacités”.
Une autre grande société, Dacia, reçoit aussi davantage de CV de jeunes Français. “Beaucoup d’ingénieurs sont curieux de travailler dans l’entreprise qui a produit la Logan, explique Alain Duval, directeur des ressources humaines de Dacia. Et puis ici il est plus facile d’obtenir une expérience pratique (…) En France, les chefs d’entreprise sont d’abord intéressés par les personnes expérimentées et font moins confiance aux jeunes”. Pour l’amour du pays Denis Penoy dirige la société Jobs Factory, spécialisée dans le recrutement francophone. Il confirme recevoir davantage de CV de jeunes Français ou de Belges qui veulent travailler en Roumanie. Mais il insiste : “Ce sont surtout des jeunes, entre 24 et 32 ans, qui sont tombés amoureux du pays après une premiére visite et veulent s’y installer, quitte à être moins bien rémunérés”.
Selon lui, un candidat “occidental” avec 4 ou 5 années d’expérience pourra difficilement trouver ici un emploi aussi bien payé qu’à l'Ouest. D’autant plus que depuis quelques années, “de nombreux Roumains qui se sont expatriés pendant 5 ou 10 ans reviennent dans leur pays avec une double culture. Ce sont eux que les multinationales recherchent”, explique Denis Penoy.
Et puis il y a ceux qui ont travaillé en tant qu’expatrié pour une multinationale en Roumanie et ont décidé de voler de leurs propres ailes. C’est le cas de Jean, aujourd’hui consultant indépendant dans le domaine de la construction : “Après quatre années dans le groupe, on m’a dit qu’il fallait que je rentre au pays. J’ai donné ma démission et je ne le regrette pas (…) J’ai quelques contrats, je gagne moins bien ma vie mais ici je me sens libre”. F.C. (LPJ - Bucarest) mardi 18 avril 2006
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