Mardi, 14 Février 2012
Le torchon brûle à nouveau entre Phnom Penh et Bangkok. Alors que les autorités cambodgiennes devraient prochainement relâcher sous caution l’ingénieur thaïlandais arrêté il y a deux semaines pour espionnage, la guerre des mots a repris entre les deux capitales. Le Cambodge avait annoncé durant le week-end renoncé à un prêt thaïlandais pour la construction d’une route, le Premier ministre thaïlandais avait répondu en mettant ce refus sur le compte de la confusion régnant à Phnom Penh. "Ils [les autorités cambodgiennes] pensaient que nous allions annuler ce prêt" a expliqué Abhisit Vejjajiva, "alors ils ont pris les devant." Hun Sen lui a répondu hier en demandant à ses subalternes de revoir l’ensemble des accords bilatéraux reliant le Cambodge à la Thaïlande, et annulant tous les dons ou prêts en provenance du Royaume voisin. "Nous sommes peut être pauvres, mais nous préférons mourir qu’être méprisés" a déclaré Hun Sen dans un discours lundi, "Le Premier ministre thaïlandais, et son ministre des affaires étrangères, ces deux personnalités méprisent le Cambodge". Et Hun Sen de classer son homologue thaïlandais comme le plus difficile des 10 Premiers ministres thaïlandais avec lesquels il a dû négocier par le passé. "Je ne suis pas l’ennemi de la Thaïlande" a affirmé Hun Sen, qui a nommé il y a un mois l’ex-Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra au sein de son gouvernement, provoquant l’ire de Bangkok et de Kasit Piromya, le ministre des Affaires étrangères thaïlandais. Ce dernier est un "gangster" a accusé Hun Sen, concluant "Je ne suis pas l’ennemi de la Thaïlande... mais nous n’aurons pas la paix tant que ceux-là [Abhisit et Kasit] seront au pouvoir."
AO (www.lepetitjournal.com/cambodge.html) mercredi 2 décembre 2009