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ECONOMIE - Bien ou peut mieux faire selon les experts Suggérer par mail
mercredi 05 avril 2006

La Commission nationale des prévisions garantit une consolidation des performances de l’économie du pays.  D’autres experts préfèrent opter pour plus de prudence

Le centre d'affaires Bog'Art à Bucarest (photo LPJ)

Une croissance de 6%,  l’inflation contenue autour de 7% et un déficit du compte courant équivalant à 8,5% du produit intérieur brut, en baisse par rapport à 2005… Ce sont les pronostics récemment avancés par la Commission nationale des prévisions (Comisia nationala de prognoza – CNP).
De son côté, la prestigieuse Economist Intelligence Unit estime que la croissance roumaine sera plutôt de l’ordre de 4,4% pour 2006, tout comme la Société académique roumaine qui mise sur un taux de 4,6%.
La raison de ces petits décalages? La Commision nationale des prévisions est une institution gouvernementale qui, selon plusieurs analystes, “doit aussi faire plaisir au pouvoir en place”. Certes la plupart des indicateurs montre que la macro-économie du pays se porte plutôt bien. Le secteur de la construction ainsi que l’agriculture et les exploitations forestières seraient notamment, selon la Commission, en pleine expansion.

Des chiffres à relativiser
Mais les données de la CNP demeurent des pronostics. Interrogé par le journal “Cotidianul”, le professeur d’économie Daniel Daianu estime qu’ “il est trop tôt pour être si optimiste. Par exemple, nous ne savons pas encore quelles seront les répercussions des inondations sur l’économie, et puis le déficit commercial a augmenté très fortement pendant les premiers mois de l’année” (ndlr: voir édition du LPJ du 3 avril).
Aussi, même si la plupart des chiffres vont dans le bon sens, certains experts préfèrent donc rester prudents. C’est aussi le cas de Sorin Pislaru, rédacteur en chef du quotidien “Ziarul Financiar”, qui indique : “Je pense que le déficit du compte courant, aujourd’hui à 8,7% du PIB, est trop élevé, même si les rentrées générées par les investissements étrangers renflouent les caisses. Dans l’ensemble, le principal problème de l’économie roumaine est qu’elle manque de bons gestionnaires, que ce soit au sein des entreprises ou des institutions publiques”.  

F.C. (LPJ Bucarest) jeudi 6 avril 2006

 
RECEMMENT
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