La plus grande entreprise norvégienne a changé de nom dimanche et profité de l'occasion pour se doter d'une nouvelle identité visuelle. Le groupe dont l'Etat norvégien détient 67% des actions retrouve ainsi son appellation d'origine
Actualités Norvège - Le sujet a un temps animé les débats au printemps dernier poussant même le Premier ministre Jens Stoltenberg à intervenir.
StatoilHydro, le géant pétrolier norvégien, devait-il changer de nom et abandonner celui adopté en 2007 après le rachat de la division hydrocarbures de
Norsk Hydro ?
La question a finalement été tranchée et, depuis dimanche, le groupe a retrouvé le nom qu'il portait lors de sa création en 1972, à savoir
Statoil (que l'on pourrait traduire par Pétrole d'Etat). Certains rêvaient d'un nom plus moderne ou plus international et ouvrant la voie à une éventuelle diversification des activités. L'actionnaire majoritaire (qui n'est autre que l'Etat) a souhaité maintenir le lien historique.
"Franchir les frontières de l'énergie"Une nouvelle identité visuelle a été adoptée pour l'occasion sous la forme d'une étoile de couleur magenta :
"notre nouveau logo, l'étoile, est inspiré par les ciels étoilés du nord. Il symbolise nos plus hautes aspirations : le maintien du cœur de notre activité sur le plateau continental norvégien (ndlr : 75% du chiffre d'affaires est actuellement réalisé en Norvège), le développement à l'international et des actions ciblées pour développer de nouvelles solutions énergétiques efficaces", explique Reidar Gjærum, directeur général chargé de la communication institutionnelle chez
Statoil.
› Lire notre article consacré aux dix plus grandes entreprises de NorvègePour Helge Lund, P.D.G. du groupe, l'étoile symbolise à la fois l'idée de rassemblement et l'esprit pionnier de
Statoil.
Il a présenté, lors d'une visio-conférence diffusée sur l'ensemble des
sites du groupe, le nouveau logo et la nouvelle vision. Celle-ci se
résume ainsi :
"crossing energy frontiers"(franchir les frontières de l'énergie).
Avant de faire son choix, le groupe a étudié les identités visuelles des cent plus importantes compagnies énergétiques au monde.
"Nous avons trouvé la plupart d'entre elles très conservatrices dans la symbolique utilisée et dans leur communication. Nous voulions nous différencier en faisant un choix audacieux." Une façon selon Monsieur Gjærum de montrer que le monde peut toujours regarder vers le nord pour découvrir les solutions énergétiques du futur.
Thierry GUENIN (www.lepetitjournal.com/Oslo) mercredi 4 novembre 2009