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Pour la troisième fois en 30 ans de règne, le couple royal espagnol vient d’effectuer une visite officielle en France. Un rencontre certes symbolique, mais qui intervient dans un moment fort de relation bilatérale
 (Photo Mairie de Toulouse)
Le Roi Juan Carlos et la reine Sofia viennent d’achever une visite de trois jours en France. Reçu par le président de la République française, Jacques Chirac, le couple royal espagnol a présidé un dîner officiel au Palais de l’Elysée. Le lendemain, Juan Carlos -qui vient de célébrer le 30ème anniversaire de son couronnement- s’est entretenu avec Dominique de Villepin.
Malgré la situation interne quelque peu chaotique que connaît actuellement la France, le premier ministre s’est tourné vers les actions communes positives des deux pays. Il a en effet largement évoqué les liens culturels et historiques qui unissent les deux pays ainsi que leur coopération exemplaire dans la lutte antiterroriste. L’espoir suscité par le cessez-le-feu permanent promis par l’organisation basque ETA, après 38 ans de violences, a sans aucun doute alimenté les discussions. Autre sujet abordé : la question de l’immigration clandestine en provenance du continent africain, sujet brûlant et phénomène récent pour l’Espagne.
Le roi et les Républicains
Pour sa seconde journée française, celui qui incarne l'Espagne démocratique, européenne et pleinement moderne s’est rendu à Toulouse, capitale de l’exode des Républicains après la Guerre Civile de 1936-1939 qui ont fui la dictature franquiste. Toulouse est à l'évidence "la plus espagnole des villes françaises", une ville où vit aujourd’hui une communauté hispanique forte de 8.500 personnes, a-t-il assuré en présence d’anciens combattants républicains, avant d'évoquer les différentes vagues d’immigration espagnole en France.
La visite du Monarque s’est achevée par un détour par les usines d’Airbus, consortium européen auquel l’Espagne participe par l’intermédiaire d’EADS CASA. Les deux précédents déplacements officiels de Juan Carlos remontent à 1976, peu après son accession au trône, et à 1985, après que le chef du gouvernement de Felipe Gonzalez eut signé le traité d’adhésion à l’Union européenne.
Cathy IRAOLA. (LPJ- Madrid) 3 avril 2006 |