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ENSEIGNEMENT - Quand élèves français et roumains vont ensemble au spectacle Suggérer par mail
jeudi 30 mars 2006

Des dizaines d’élèves français et roumains qui partent tous ensemble au
spectacle… Une idée novatrice devenue réalité depuis quelques mois

Le Lycée français Anna de Noailles à Bucarest (photo LPJ)

Le projet “culture et coopération” est une initiative de deux enseignants du Lycée français Anna de Noailles de Bucarest. Nathalie Dufaux, professeur d’anglais et Dominique Depaule, professeur de lettres classiques ont songé réunir des élèves du Lycée français et d’autres écoles de Bucarest pour les amener au théâtre, à l’opéra, à des concerts...
“Nous nous sommes rendus compte qu’il y avait beaucoup de choses à faire à Bucarest, mais que nos élèves sortaient peu, la plupart vivant dans des quartiers loin du centre ville”, explique Nathalie Dufaux.
Alors, depuis l’automne 2005, ils ont décidé d'organiser de “grandes sorties” pouvant rassembler près de 100 élèves français, roumains mais aussi d’autres nationalités. “Nous avons voulu partager notre expérience avec des colléges roumains qui enseignent le français, telles que l’Ecole centrale de Bucarest ou le Collège allemand Goethe”, ajoute Dominique Depaule. Bien évidemment, ce projet de coopération culturelle s’inscrit dans la volonté de diffuser la langue et la culture française en Roumanie. L’initiative remplit aussi l’un des objectifs principaux du Lycée français de Bucarest qui est “de s’ouvrir vers le pays d’accueil”.

Une opportunité pour tous
Mais surtout, ces sorties culturelles – en moyenne trois par mois – sont un moyen de faire découvrir des spectacles à des enfants roumains de milieux moins favorisés. “Nous essayons en ce moment d’accueillir les élèves de l’Ecole des postes et des télécommunications, l’équivalent d’un lycée technique en France. Mais c’est pas facile, il y a moins de moyens”, affirme Dominique Depaule. “Il va falloir se concentrer sur cette Ecole des postes et la soutenir davantage”, ajoute Nathalie Dufaux.
Les grands groupes présents à Bucarest auraient répondu “de façon très positive” pour financer la suite des activités. Un voyage en Grèce est même prévu dans quelques mois. Les deux professeurs soulignent enfin “la  gentillesse” et “le désir de rapprochement” des enseignants roumains qui, malgré un manque de moyens chronique, “restent très accueillants et se démènent”.
L.C. (LPJ Bucarest) vendredi 31 mars 2006


 
RECEMMENT
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