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L’aéroport de Madrid-Barajas est entré dans la cour des grands. Le nouveau terminal de l’aérodrome inauguré le mois dernier hisse le "hub" madrilène au second rang des aéroports européens après celui de Londres-Heathrow. Une réalité qui donne une nouvelle dimension à l’aéroport de la capitale espagnole
Photo Aena Il aura fallu 10 ans, 6 ans de travaux et 6,2 milliards d’euros d’investissement pour que le nouveau terminal de l’aéroport Madrid-Barajas voie le jour. Le T4, joyau futuriste à l’architecture spectaculaire, imitant les ailes d’une mouette, fait de Barajas le second aéroport européen après Londres-Heathrow et hisse la capitale espagnole au 10ème rang mondial en termes de capacité. Pour le chef du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, il s’agit de l’aboutissement d’un "nouveau moteur de l’économie espagnole, un pont entre l’Europe et l’Amérique latine".
Le projet a été conçu par les célèbres architectes du cabinet Richard Rogers, en association avec l'architecte espagnol Antonio Lamela et les deux sociétés d’ingénierie TPS et INITEC. La capacité opérationnelle du premier aéroport espagnol passe ainsi de 35 millions de passagers par an à 70 millions, presque le double de la population de l’Espagne, deuxième destination touristique mondiale après la France. De plus, le T4 a l’originalité de disposer de vastes centres de beauté et même d’un SPA de 230 mètres carrés.
Encore difficile d’accès
Madrid-Barajas, qui était menacé de saturation, veut ainsi rivaliser avec les plus grands "hubs" européens. L’attribution du nouveau terminal a suscité des empoignades, la deuxième compagnie espagnole Spanair s’estimant lésée par une répartition dont bénéficient surtout la première compagnie nationale, Iberia, et ses partenaires de l’alliance Oneworld (dont British Airways et Americain Airlines). Après des débuts quelque peu chaotiques à la mi-février -annulations, retards de vols- Barajas est bel et bien en piste. Une sérieuse ombre au tableau subsiste toutefois, et les voyageurs doivent s’armer de patience. En effet, le T4, situé à près de 3 km du reste de l’aéroport pose problème. L’installation n’est pas reliée au centre de Madrid par le métro.
Après une longue querelle avec le gouvernement central, la Communauté de Madrid a finalement décidé de financer un nouveau tronçon de métro pour connecter l’ensemble des terminaux. Mais l’appel d’offres n’a pas encore été lancé et la durée des travaux est évaluée à un an. Pas très efficace pour un terminal si moderne.
En attendant, les voyageurs doivent se contenter d’utiliser les navettes de bus.
Cathy IRAOLA. (LPJ- Madrid) jeudi 30 mars 2006 Aéroport International de Madrid-Barajas, 28042 Madrid
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