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IMMOBILIER - Bucarest valeur montante |
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lundi 27 mars 2006 |
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En quelques années, les prix de l’immobilier en Roumanie ont fortement augmenté. Cette tendance va-t-elle persister ?
Ancienne demeure dans le centre de Bucarest (photo LPJ)
Les opportunités dans le secteur de l’immobilier attirent chaque année davantage d’investisseurs étrangers dans le pays. Pourquoi un tel engouement ?
A l’instar d’autres pays émergents dont le PIB croît à plus de 5% et où les opportunités d’affaires fleurissent, ce qui s’achète se revend en général plus cher, peu de temps après. Par ailleurs, le manque de règles strictes dans les transactions et les facilités pour “placer son argent” ont jusqu’à présent favorisé les opérations immobilières. D’où cette euphorie pour les appartements en plein centre, les anciens pavillons fin 19ème ou les maisons secondaires à moins d’une heure de Bucarest.
Alors que dans la plupart des pays d’Europe de l’ouest le profit annuel moyen pour un bien immobilier ne dépasse pas 5%, un promoteur peut espérer gagner au moins 10% de plus sur une vente en Roumanie. Cela a logiquement provoqué ces derniers mois des spéculations tous azimuts. Résultat : les prix dans les beaux quartiers de Bucarest peuvent facilement atteindre près de 2.500 euros le m2. “En général les investisseurs misent surtout sur le potentiel de Bucarest et la vallée de Prahova, mais ils s’intéressent aussi depuis quelques années aux régions plus à l’ouest, près de Cluj, aux terrains du delta du Danube ou sur le littoral de la mer Noire”, affirme un expert. Baisse ou pas baisse? Certains analystes estiment que le marché de l’immobilier est voué à connaître une petite dépression après l’entrée de la Roumanie dans l’Union européenne - phénomène déjà observé par exemple en Pologne où les prix ont chûté d’environ 20% après l’adhésion. D’autre part, il est logique que le coût d’un appartement vieux de 40 ou 50 ans baisse à mesure que de nouvelles résidences se construisent.
Cependant tout reste très relatif. Comme partout ailleurs, certains quartiers verront leur cote augmenter si un gymnase ou un centre commercial se construit juste à côté. Exemple : le quartier de Pantelimon où se trouve depuis peu un hypermarché Cora. D’autres quartiers ont perdu de la valeur à cause d’un nouveau bâtiment qui cache la vue.
Dans le haut de gamme par contre, la tendance devrait rester la même. “Les appartements donnant sur le parc Herastrau ou les villas du quartier de Primaveri ne sont pas près de perdre de la valeur, estime Bruno Lavail, directeur de l’agence Blaso Immobilier. Et si les prix ont augmenté rapidement, Bucarest reste bien moins chère que la plupart des villes de l’ouest”.
Le plus sûr reste donc d’acheter un terrain “bien placé”, qui pourra éventuellement être revendu aux géants de la grande distribution toujours à l’affût de nouveaux espaces.
F.C. (LPJ - Bucarest) mardi 28 mars 2006
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