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L’organisation séparatiste basque ETA a annoncé hier un "cessez-le-feu permanent" à partir du vendredi 24 mars 2006. Après 38 ans de violences terroristes, qui ont fait plus de 800 morts, l'ETA semble décidé à lancer "un processus démocratique en Euskal Herria" (Pays Basque)
L'ETA a rendu public son communiqué hier La nouvelle a fait la Une des journaux télévisés espagnols une bonne partie de la journée. Lors d’un communiqué remis à plusieurs médias basques, l’ETA a annoncé hier "un cessez-le-feu permanent", à compter de vendredi prochain. Objectif : mettre un terme à presque 40 ans de violences, qui ont coûté la vie à plus de 800 personnes, civils et militaires.
En contrepartie de sa trêve, l'ETA a demandé le lancement d’un "processus démocratique" au Pays Basque. Selon le communiqué rendu public hier, l'organisation indépendantiste basque souhaite que soit édifié "un nouveau cadre au sein duquel soient reconnus les droits qui nous reviennent en tant que Peuple".
Une annonce historique
Le mercredi 22 mars 2006, date de la diffusion du communiqué d’ETA, pourrait se convertir en une date historique. Depuis 1968, ETA mène en effet une lutte acharnée pour la création d’un Etat basque indépendant dans le nord-ouest de l’Espagne et le sud-ouest de la France. Mais après les attentats islamistes du 11 mars 2004, la violence politique n’était plus la solution pour ETA.
Plus enclin à la négociation que ses prédécesseurs, le gouvernement Zapatero a favorisé le dialogue avec ETA à partir de mai 2005, en échange de sa renonciation à la violence. L’annonce du cessez-le-feu, attendue depuis plusieurs semaines par le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, est d’venue confirmer les rumeurs qui circulaient depuis quelques semaines sur des négociations en cours entre le gouvernement espagnol et le groupe terroriste.
Prudence du gouvernement
Depuis hier, on parle avec prudence du "début de la fin" de la lutte indépendantiste basque, étant donné qu’il ne s’agit pas de la première déclaration de cet ordre. En 1998, un cessez-le-feu avait déjà été annoncé. Le gouvernement Zapatero ne cache pourtant pas son optimisme, puisqu’à la différence du cessez-le-feu de 1998, qui était qualifié de "provisoire", celui d’hier serait "permanent".
Le chef du gouvernement espagnol a donc réagi avec "prudence" mais "espoir". Cette annonce n’en reste pas moins, pour l’heure, une véritable victoire pour le gouvernement socialiste.
Sarah PAROT. (LPJ) jeudi 23 mars 2006
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