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Bousculés par les pressions économiques et politiques, les journalistes en perdent trop souvent les fondamentaux de leur métier. La deuxième table ronde du forum “Presse et Information” a essayé d’apporter des réponses à ce malaise. Au forum "Presse et Information" qui s'est tenu cette semaine à l'hôtel Ibis (photo LPJ)
“Notre profession dérape, nous sommes trop respectueux de la liberté de communication et les journalistes en oublient leurs responsabilités”… C’est en ces termes qu’Hervé Bourges, président de l’Union de la presse francophone, a ouvert la deuxième table ronde du forum “Presse et Information” qui s’est tenue mercredi 22 mars à l’hôtel Ibis de Bucarest.
Dans le cadre de la semaine des Etats généraux de la francophonie, cette rencontre a abordé les thèmes de la déontologie, la transparence et le pluralisme dans la presse francophone. A la tribune, plusieurs professionnels des médias étaient présents : Daniela Frumusani, professeur à la Faculté de journalisme de Bucarest, Raymond Corriveau, président du Conseil de la presse du Québec, Hervé Bourges et Loic Hervouet, ancien directeur de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille et médiateur à RFI.
Le débat s’est centré sur deux questions principales : Comment rendre les journalistes plus responsables de ce qu’ils écrivent ou disent - Et quel moyen faut-il mettre en place pour protéger les médias des pressions économiques ou politiques? Un permis de conduite journalistique “En France, depuis 15 ans, la presse n’est plus aux mains des grands éditeurs mais des groupes financiers qui encouragent un marketing tous azimuts”, a affirmé Loic Hervouet. Au Québec, un Conseil de la presse “garantit le pluralisme et l’indépendance des médias, car la liberté de la presse est le fondement de toute démocratie”, a souligné Raymond Corriveau.
Etablir un permis de conduite journalistique et des instances pour contrôler les pratiques du journalisme, mettre un terme à l’impunité des journalistes, ont été quelques-unes des idées lancées afin de rendre les médias plus crédibles mais aussi renforcer la position du journaliste au sein du “marché de l’information”.
Enfin le sujet controversé du “match journalisme-communication” est souvent revenu. La différence majeure?... ”Le journalisme ne répond pas à des intérêts êconomiques, son essence est d’informer les citoyens”. Selon Hervé Bourges, “le terme communication fait une confusion de tout”. L.C. (LPJ - Bucarest) vendredi 24 mars 2006
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