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Afin de lutter contre les accidents de la circulation, le gouvernement met le paquet en instaurant un code de la route autrement plus sévère que l'actuel. Bucarest veut aussi réduire le nombre des victimes en communiquant mieux sur les dangers de la route
Interdiction d'insulter les autres automobilistes ! (Photo : LPJ) Un nouveau code de la route entrera en vigueur en septembre. Ce code, qui s’annonce plus sévère que l’actuel, inclut des amendes pouvant atteindre près de 700 nouveaux lei, soit 200 euros, ainsi qu’un retrait du permis pendant trois mois.
En cas d’ébriété au volant (taux d’alcoolémie supérieur à 0,8 gramme), le contrevenant risque de 1 à 5 ans de prison. Des cours d’éducation routière seront également obligatoires pour récupérer son permis. Et injurier un autre automobiliste sera puni de 100 euros d’amende, sans toutefois retrait de permis.
Le système des points de pénalité, déjà bien connu en Europe de l’Ouest, va lui aussi se mettre en place. Autre nouveauté : le médecin de famille sera obligé de signaler à la police tout chauffeur souffrant d’une maladie incompatible avec la conduite au volant. Sans quoi, en cas d’accident, le médecin risquera une peine allant de trois mois à deux ans de prison. Des détecteurs de radar en règle Si dans son ensemble le nouveau code, produit d’une Ordonnance d’urgence du gouvernement, pénalise davantage les infractions, il autorise cependant les détecteurs de radar. A une condition : que ces détecteurs ne brouillent pas les radars eux-mêmes. D’autres pays les interdisent.En France, la possession d’un détecteur est passible de 1500 euros d’amende et de trois ans de suspension de permis. D’un autre côté, il est légal dans l'Hexagone de s’informer sur l’emplacement des radars notamment grâce à un “avertisseur” GPS autorisé.
Dans la bataille pour faire diminuer le nombre de tués sur les routes, il ne s’agit pas seulement de punir, mais aussi d’avertir et de prévenir. Parallèlement au nouveau code de la route, Bucarest a lancé une campagne de sensibilisation à la télévision et dans les salles de cinéma, plutôt bien réalisée et sans faire appel aux images chocs.
Selon un rapport de la Commission européenne rendu public fin février, le manque d’infrastructures explique en grande partie le taux élevé d’accidentés de la route dans les pays d’Europe de l’Est. En 2005, 2491 personnes ont trouvé la mort sur les routes de Roumanie, soit plus de 5% d’augmentation par rapport à 2004. F.C. (LPJ - Bucarest) 22 mars 2006 |