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mardi 21 mars 2006 |
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Né à Rosario en 1944, El Negro Fontanarrosa est l’un des artistes les plus couru de sa génération. Il allie sa plume talentueuse à des dessins humoristiques très prisés par les journaux argentins. Retour sur le parcours atypique de ce créateur infatigable qui ne cesse de s’interroger sur le monde, les hommes et son pays
C’est à Rosario que Roberto Fontanarrosa est né le 26 novembre 1944. C’est d’ailleurs dans cette ville que grandira l’enfant et qu’il se transformera en un dessinateur de talent mais aussi en un écrivain à l‘humour incomparable.
Fontanarrosa, dit El Negro rosarino, commence en effet à publier ses vignettes en noir et blanc dans les journaux de la ville. Celles-ci passeront rapidement à la couleur. Sa production graphique s’intensifie et il est très tôt repéré par d’autres journaux. Aujourd'hui il publie habituellement chez Clarin, le grand quotidien de Buenos Aires, et son humour caustique s’exprime également à l’écrit dans de nombreux recueils de nouvelles.
Les cafés de Rosario
La ville natale de l’écrivain marque fondamentalement son expression artistique. Les cafés populaires de sa cité sont les lieux de prédilection de l’auteur. Fontanarrosa aime à retranscrire les conversations à bâtons rompus qui s’y déroulent. Ses personnages sont donc largement inspirés de la culture populaire argentine et ressemblent à ces hommes que l’on croise dans les cafés. Inodoro Pereyra, par exemple, est un gaucho de la pampa caractérisé par son machisme. Boogie "el aceitoso" ("le huileux"), quant à lui, grand admirateur de Jack l’éventreur, est un professionnel de la violence et son existence se résume à sa haine de l’humanité.
Mais s’il est un thème fondamental dans les dessins et la prose du Negro rosarino, le football est celui qui y tient la plus grande place. Fervent supporter du club Central de Rosario, l’écrivain est un vrai passionné du ballon rond. A l’image de sa vie, il avoue qu’il aimerait que soient diffusées les retransmissions de matchs en fond sonore de sa biographie.
Ne manquez pas son dernier recueil de nouvelles, El Rey de la milonga, où l’on retrouve la verve hilarante de Fontanarrosa qui nous invite à entrer dans son univers typiquement rosarino.
Céline GARAY. (LPJ - Buenos Aires) 22 mars 2006 |