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ECONOMIE - Athènes, ville la plus chère d'Europe ? |
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dimanche 19 mars 2006 |
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Athènes est devenue une des capitales les plus chères d'Europe selon le journal Eleutherotipia . Trop chère en tout cas pour le pouvoir d'achat moyen des Grecs
Marché couvert de Thessalonique
Les prix des biens de consommation ont augmenté dramatiquement ces cinq dernières années en Grèce, ce qui correspond également au passage du drachme à l’euro. Avec des salaires moyens dépassant difficilement les 700-900 euros et des retraites aux alentours de 500 à 900 euros, ni l’économie souterraine, ni le cumul d’un deuxième travail, pratiques courantes, ne permettent à une famille moyenne de s’en sortir convenablement.
Récemment, le gouvernement a reconnu la faiblesse des salaires, incapables de couvrir les besoins courants d’une famille grecque. Pour enrailler ce phénomène, il promet des diminutions d’impôts et des aides aux plus bas revenus à partir de 2007.
Cette situation de crise touche de plein fouet les PME qui, pour tenter de compenser la baisse de leurs ventes, sont forcées d’augmenter à leur tour, les prix. Sans succès.
Ni la concurrence des marchés, ni les organismes de contrôle des prix ne parviennent à freiner cette évolution. Dans son enquête sur la cherté de la vie, le journal Eleutherotipia note que le prix de nombreux produits quotidiens non alimentaires ont subit une inflation allant jusqu’à 400% voire 500% en cinq an.
Il faut dire que la structure du marché ne facilite pas la compétition et que les Grecs changent difficilement leurs habitudes de consommation. Ils sont prêts à payer plus cher pour acheter le produit qu’ils connaissent et continuer à faire leurs courses au même endroit. Par ailleurs, aucun mouvement de consommateurs n’a été créé pour défendre leurs droits …
Aux dépenses de consommation courantes, s’ajoutent dans la plupart des cas, un loyer élevé et/ou un prêt bancaire souscrit dans le but de maintenir le niveau de vie. Celui-ci peut atteindre 20 à 30 % des revenus.
Un tour dans l’une des rues qui constituait le cœur commercial de la ville d’Athènes, Aiolou, en dit long sur la santé du commerce de détail : 50 % des magasins restent sans repreneur après le départ à la retraite de leur propriétaire précise Eleutherotipia.
Pour en savoir + : http://www.enet.gr/
Delphine Millet Prifti, LPJ Athènes, 20 mars 2006
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