| Ecrit par BUDAPEST,
le 19-01-2006 22:00
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On ne peut qu’évoquer le film de Fellini quand on franchit le seuil du Bagolyvár où les femmes sont aux fourneaux et en salle, où elles élaborent la carte et conseillent les vins
Un restaurant tenu essentiellement par des femmes (photo LPJ)
Le souhait de George Lang du café des Arts à New York était d’ouvrir un restaurant tenu essentiellement par des femmes, et c’est une réussite. Zsuzsa Sandor, la directrice du Bagolyvár , qui connaît parfaitement son métier, soutient que les femmes cuisinent selon des recettes et que les hommes sont plus créatifs.
Effectivement, on n’y va pas pour les énoncés éblouissants, les combinés de saveurs ou de couleurs délirantes, mais pour une bonne cuisine traditionnelle.
En 1992, G Lang et Ronald S Lauder, fils d’Estée, feu l’impératrice de la cosmétologie, ont proposé à Gundel de faire revivre ce restaurant, de lui redonner son charme d’antan et d’y entretenir la tradition, hospitalité hongroise et respect des saisons, peu de légumes frais en hiver, davantage dès le printemps, la sagesse en somme.
La soupière fume sur la table
Ce n’est plus le restaurant familial de1913 pour les visiteurs du zoo, bâtiment de bois où nichaient les hiboux. De l’ancien temps subsistent des lampes et des dessins qui décorent les murs et confèrent une touche intime au cadre agréable et élégant. A la belle saison le jardin est fort accueillant.
La carte change quatre fois par an. Une ardoise au mur reprend le plat et le menu du jour. Du lundi au vendredi des hommes d’affaires à midi, menu à 3 240 HUF, le soir surtout des touristes, un xylophoniste anime discrètement la soirée. Les familles sont nombreuses en fin de semaine, zoo oblige…
Simplement la tradition
Commencez avec les petits pains disposés en couronne accompagnés du meilleur korozott qui soit. La soupière fume sur la table et propose sa goulash savoureuse à 890 HUF. Craquez pour la cuisse de canard à la peau presque caramélisée sur un lit de choux rouges et flanquée de pommes de terre fondantes, 2 090 HUF. Terminez ce festin par des crêpes au fromage blanc nappées de vanille à 520 HUF ou de chocolat noisettes, 560 HUF.
Essayez le filet de sandre aux herbes et pommes de terre 2 970 HUF, le pörkölt de veau à 2 150 HUF ou le foie gras à 2 600 HUF.
Les vins sont hongrois et la plupart proviennent des caves Gundel.
Adresse incontournable où il est sage de réserver.
Ouvert de 12 à 23h
C.D. (LPJ – Budapest) 20 janvier 2006 Bagolyvár
1146 Budapest
Allatkerti ut 2
Tél : 468 3110
bagolyvar@gundel.hu
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