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SOCIAL - Les travailleurs grecs dans la rue |
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mercredi 15 mars 2006 |
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Hier, mercredi 15 mars et pour 24 heures, la grève a été générale en Grèce. Les nombreux manifestants ont défilé à l’appel des syndicats pour la défense des conventions collectives et l’augmentation des salaires. Particulièrement bien suivie dans toutes les grandes agglomérations du pays, cette grève a paralysé les moyens de transport et bon nombre de services publics et privés.
Selon des cadres syndicaux, la participation à la grève dans le secteur public a touché 90% des employés, tandis que dans le secteur privé elle s'est élevée à 70%.
Hier, le rassemblement s’est dirigé vers le ministère de l’Economie et des Finances où la police a du intervenir. Le calme est vite revenu. D’autres manifestants se sont réunis sous les bannières du KKE (parti communiste grec) pour dénoncer les lois américaines qui, selon eux, vont à l’encontre des travailleurs.
La plupart des moyens de transports ont été immobilisés. Les écoles, hôpitaux, banques publiques, DEKO (groupement des entreprises publiques) n’ont fonctionné que partiellement.
Les trains et les vols d’Olympique Airways ont assuré un trajet par destination, 48 vols pour l’étranger ont été annulés.
Contre la politique néo-libérale du gouvernement
Les syndicats des travailleurs sont en colère. Ils accusent le gouvernement de mener une politique « néo libérale » qui dévalorise le travail et le rend responsable de tous les problèmes économiques et sociaux que connaît actuellement le pays.
Kostas Poupakis, président du syndicat DAKE (Syndicat à la Nouvelle Démocratie), tient à faire passer trois messages. Il demande aux industriels "d’arrêter de se comporter de manière hautaine et stérile". Il invite les banquiers à "se présenter à la négociation avec OTOE" (syndicat des banques). Et enfin, il enjoint le gouvernement de "prendre des mesures qui assureront la cohésion sociale".
Delphine Millet Prifti - (LPJ - Athènes) 16 mars 2006 |