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Deux nouvelles avancées dans l’affaire des écoutes téléphoniques : la publication du rapport de l’ADAE (Autorité de protection du secret des communications) et la déposition du directeur conseil de la société de téléphonie mobile Vodaphone, Georges Koronias, devant les membres de la commission parlementaire compétente
Deux nouvelles avancées dans l’affaire des écoutes téléphoniques : la publication du rapport de l’ADAE (Autorité de protection du secret des communications) et la déposition du directeur conseil de la société de téléphonie mobile Vodaphone, Georges Koronias, devant les membres de la commission parlementaire compétente
Le rapport déposé au Parlement le mercredi 8 mars, nous apprend que le logiciel permettant les écoutes illégales pourraient être utilisé par tous les Etats disposant des installations de même type que celles installées chez Vodaphone par l’opérateur suédois Ericcson. Par ailleurs, il révèle l’existence d’un troisième centre d’écoute non recensé élargissant la couverture des écoutes téléphoniques. La liste des numéros de téléphone et des personnes sur écoute s’allonge …
La déposition du directeur conseil de Vodaphone
Jeudi 9 mars, Georges Koronias a été entendu par les membres de la commission parlementaire compétente sur le sujet et a plaidé pour l’innocence de sa société, Vodaphone. D’après lui, l’installation et la maintenance d’un logiciel d’écoute légal a été réalisée par Ericcson, ne répondant à aucune commande de Vodaphone. Cette information a d’ailleurs été confirmée par l’opérateur suédois, lui-même. En fait, Ericcson aurait installé ce logiciel sur son réseau à la demande d’un ou plusieurs de ses clients et suite aux attentats du 11 septembre au Etats-Unis. Georges Koronias n’aurait jamais été officiellement prévenu de cette mise en place.
Un suicide "regrettable"
L’installation du logiciel pirate branché sur celui d’Ericcson, déclare Mr Koronias, ne peut être l’œuvre que d’une personne possédant des connaissances approfondies de la technologie Ericcson. Ce qui n’est pas le cas du personnel de Vodaphone, a-t-il précisé.
Dans sa déposition, le directeur conseil de la société de téléphonie est également revenu sur la démarche suivie par Vodaphone à partir de la découverte du logiciel. Alerte au gouvernement et désactivation du logiciel pour protéger le droit des abonnés.
Par ailleurs, il a jugé « regrettable » le suicide de son directeur adjoint à la sécurité, Costas Tsalikidis, le 9 mars 2005, décès coincidant malheureusement dans le temps avec la révélation de l’affaire au gouvernement.
Il a déclaré rester à la disposition de la justice ainsi que la société qu’il dirige.
L’enquête suit son cours.
Delphine Millet Prifti (LPJ - Athènes) 13 mars 2006
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