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C’est en présence du ministre de l’Education, Daniel Filmus, qu’Eduardo Charreau, président du Conicet (Consejo nacional de investigaciones científicas y técnicas), a dressé le bilan de l’année 2004. Après deux années difficiles, l’organisation redresse doucement la barre. Elle termine de payer ses dettes, peut investir en infrastructures et affiche de nouveaux brevets. Surtout, le Conicet a engagé une nécessaire politique de recrutement de chercheurs argentins.
« L’apparition d’une société technologique gérontocratique » et la fuite des cerveaux menacent la recherche argentine, a regretté l’ensemble du directoire du Conicet. Pour lutter contre le vieillissement du corps scientifique, l’organisme ouvre cette année 1.500 postes d’assistants chercheurs, soit 160 postes de plus qu’en 2004 et le triple de 2002. L’âge moyen de ce groupe baissera donc de 39 à 34 ans en 2005. La Conicet, qui n’intègre a priori que des post-diplômés, a aussi décidé de soutenir de nouveaux doctorants pour pallier aux manques de moyens des universités « qui ne donnent pas plus de 400 bourses par an ». Une entité scientifique indépendante Le ministre de l’Education a fait l’éloge du travail du Conicet, organisation crée en 1958. Il a également salué le travail d´Eduardo Charreau, premier président de l’institution à avoir survécu aux changements de gouvernements. En effet, un de ses succès est d’avoir obtenu l’indépendance des nominations de l’organisation, chose peu courante en Argentine. Cette indépendance est « un pari sur les politiques et projets de long terme », a confirmé le ministre. Le Conicet reste néanmoins dépendant de l’aide financière de l’Etat pour affronter les défis de demain. « Le panorama est encourageant, mais il y a encore beaucoup de choses à faire, notamment relier le secteur scientifique au secteur productif » est venu conclure son président. Alice Pouyat. (LPJ) 21 décembre 2004 |