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Spécialisé dans le recrutement des top managers, Gianni dell’Orto est un des plus grands chasseurs de tête italien. Il livre son point de vue sur le marché de l’emploi en Italie. Gianni dell'Orto est à la tête de Neusearch, une société spécialisée dans le recrutement de profils de haut niveau. (photo Neusearch)
Quels sont les secteurs qui recrutent le plus? Les grandes entreprises italiennes s’intéressent de plus en plus aux profils internationaux. Il n’y a pas de secteurs spécifiques. A partir du moment où l'on a une connaissance de son secteur dans la péninsule, une maîtrise de la langue et une compétence spécifique à proposer, on peut être le candidat qui fera la différence. Pour les sociétés françaises qui rachètent des entités italiennes, le recrutement d’un contrôleur de gestion français est souvent requis. Un bon diplôme français est-il la garantie de trouver un poste intéressant en Italie ? Pas forcément. Les Italiens attachent mois d’importance aux diplômes que les Français. Ce qui importe, c’est le concret, que le curriculum démontre une efficacité dans la gestion de son travail. En Italie, il est tout à fait possible d’avoir des dirigeants ou des cadres qui n’ont pas fait de formations prestigieuses. Nous n’avons pas cette notion très française de "grandes écoles". Le diplôme garantit juste une culture. On souhaite surtout voir l’efficacité sur le terrain. Le marché de l’emploi italien est-il plus flexible qu’en France ? Je le pense. Du fait d’un droit du travail très protecteur en Italie concernant le contrat à durée déterminée, de multiples contrats ont vu le jour : Co.Co.Co, contratto a progetto, lavoro autonomo. Le système d’indemnisation en Italie est par ailleurs quasi inexistant si on n’avait pas un CDI. La plupart des gens se retrouvent donc du jour au lendemain sans emploi avec l’obligation de trouver dans les plus brefs délais un nouveau travail. Sara Fredaigue (www.lepetitjournal.com - Rome) jeudi 3 décembre 2009 Pour en savoir plus : www.neusearch.com |