Mercredi, 30 Mai 2012
Chers lecteurs, LPJ met en place une interview du mois! Notre cible : les expats francophones du Cambodge. Notre but : poser les questions auxquelles nous sommes rompus de répondre mais que nous adorons poser. Notre victime : Dominique Eav, sous les cieux de Phnom Penh depuis plus de deux ans.

(Crédit Photo LPJ Cambdoge)

A quelle occasion êtes vous venu au Cambodge pour la première fois ?
Je suis arrivé au Cambodge en février 2007 dans le cadre d'un voyage de famille – mon père est un khmer de France, et le convaincre de réaliser ce voyage a été toute une affaire. J'avais pris un aller simple avec pour objectif de voir le monde sac au dos pendant un temps. Je me suis finalement installé à Phnom Penh profitant d'opportunités professionnelles.

Quelles sont vos principales occupations ?
Dans cette vie-là, je suis chef de projet dans une SSII cambodgienne (http://www.allweb.com.kh), trompettiste chez les Mekong Pirates (http://mekongpirates.net) et fondateur du site dédié aux événements à Phnom Penh, Lady Penh (http://ladypenh.com).

Que pensez-vous des manifestations culturelles au Cambodge ?
Il faut faire la part des choses entre le Cambodge et Phnom Penh. Le fossé est énorme et ne va pas en se réduisant, pour la vie culturelle comme pour beaucoup de choses.
Phnom Penh est en pleine mutation, et les manifestations culturelles se multiplient. Il reste encore du chemin, mais Phnom Penh a une place à prendre en tant que destination culturelle entre Bangkok et HCMV. Le site Lady Penh a été lancé afin de participer à ce processus.

Où vous échappez-vous le temps d’un week-end ?
J'ai un faible pour la région de Kampot.

Quelle habitude typiquement khmère avez vous adopté ?
Je ne mets pratiquement plus de chaussures fermées...

Que faites vous lorsque vous avez le mal du pays ?
Il y a bien sûr des choses qui me manquent (l'eau froide de l'océan par exemple), mais je suis assez résistant au « mal du pays ».

Votre endroit de prédilection pour boire un coup entre amis?
Le Dodo, rue 178, en face de Wat Sarawan.

Comment voyez vous le pays dans 10 ans ?
Franchement, je ne sais pas et je ne suis pas sûr de vouloir faire des prévisions.

Votre expression khmer préférée ?
Ot baan! (en secouant la main) « j'peux pas/pas possible»

Votre meilleure découverte gastronomique ?
Je connaissais mal les soupes khmères, qui sont vraiment au centre des repas ici.

Votre expérience la plus insolite ?
D'avoir failli passer sous le train quotidien à Kampot.

Ce qui vous étonnera toujours….
La façon dont certaines personnes règlent les rétrovoseurs de leurs motos.

Ce qui ne vous surprend même plus….
Les énormes chantiers un peu partout dans Phnom Penh.

Ce que vous ne pouvez pas avaler…
Qu'avoir de l'argent donne le droit d'être méprisant.

Ce qui vous a convaincu d’habiter ici …
Ce genre de décision se passe de bonnes raisons. Un ensemble d'opportunités, disons.

Un conseil pour les nouveaux arrivants…
Mettez un casque à moto, prenez quelques cours de khmer et visitez Lady Penh.

Si vous deviez partir demain…
Je serais bien embêté parce que mes affaires ne rentrent plus dans mon sac à dos !

Vanessa Frey (LePetitJournal.com Cambodge) mercredi 8 Juillet 2009