| Ecrit par Camille VAYSSETTES,
le 06-03-2006 23:01
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Le 20 mars, au terme du tournoi d'Indian Wells qu'elle ne disputera pas, Amélie Mauresmo retrouvera la place de numéro 1 mondiale. Une position qu'elle avait déjà occupée en septembre 2004 et qui lui revient naturellement après son extraordinaire début de saison
"Les Grands Chelems je vais les aborder avec pas mal de recul" (Photo : AFP)
19 victoires pour trois défaites en 2006 (86,3% de victoires). Qui dit mieux ? Sur le circuit féminin personne. Sur le circuit masculin, il faut aller chercher du côté de Roger Federer pour trouver un meilleur bilan depuis le début de la saison (94,1% de victoires). La comparaison est flatteuse mais Amélie Mauresmo a atteint depuis quelques mois des sommets que seul le Suisse tutoie en permanence.
Le 20 mars prochain, à l'issue du tournoi d'Indian Wells qu'elle ne disputera pas, elle retrouvera la place méritée de numéro 1 mondiale. Une position que Mauresmo avait déjà occupée en septembre 2004, et qui ne doit rien au hasard.
Le déclic est intervenu à Los Angeles, en novembre 2005. En remportant le Masters après avoir traversé une période de doute, la Française gagne bien plus qu'un simple tournoi. Elle s'offre la sérénité après laquelle elle court depuis le début de sa carrière. Au mois de janvier, elle remporte son premier Grand Chelem et atteint la plénitude.
Mauresmo trouve la sérénité
Fraîchement auréolée de son titre en Australie, elle débarque à Paris début février pour jouer l'Open Gaz de France. Public, média, tout le monde attend la victoire de Mauresmo dans la capitale. Et pendant sa semaine parisienne malgré la pression qui règne à chacune de ses sorties, Amélie ne déçoit pas affichant un calme étonnant dans toutes les situations. Elle gagne le tournoi en sauvant une balle de match en demi-finale et en battant Pierce en finale. Elle enchaîne par une victoire à Anvers devant sa principale rivale, Kim Clijsters, comme pour faire taire tous ses détracteurs qui voudraient rabaisser ses performances.
Si elle manque par deux fois l'accession à la première place mondiale du classement WTA en perdant en quarts de finale à Dubaï et en finale à Doha, les autres joueuses du circuit la déclarent unanimement numéro une du moment. La renaissante Martina Hingis qu'elle a dominé la semaine dernière à Doha, lui rend hommage : "Elle mérite la première place qu'elle va récupérer dans deux semaines".
Une première place à laquelle Amélie souhaite s'accrocher. Lorsqu'on lui demande si elle préfèrerait s'imposer à Roland Garros ou terminer l'année numéro une mondiale, elle répond dans un sourire : "Pourquoi pas essayer de terminer une saison à la première place… Ce serait amusant comme challenge… Les Grands Chelems je vais les aborder avec pas mal de recul, si ça doit arriver, cela viendra. J'ai fait comme ça en Australie alors je ne vais pas changer maintenant que j'ai trouvé la formule…". Sereine on vous dit !
Vincent DAVOLI. (LPJ) 7 mars 2006
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