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Le XIème Congrès de l’hôtellerie, qui s’est tenu ce week-end à Valence, a été l’occasion de faire le point sur l'état de santé de la cigarette en Espagne. Deux mois après l’entrée en vigueur de la loi anti-tabac, la clope fait des étincelles chez les commerçants
A l’occasion du XIème Congrès de l’hôtellerie, qui se tenait à Valence ce week-end, 1.000 propriétaires de restaurants et discothèques de la région de Madrid, Valence, Barcelone, de La Rioja, des Asturies et d’Andalousie ont accepté de répondre à un questionnaire réalisé par La Fédération nationale des Hôteliers (FEHR). Cette enquête, portant sur les répercussions de la loi anti-tabac entrée en vigueur le 1er janvier 2006, souligne les difficultés concrètes pour appliquer au quotidien cette mesure.
Selon les résultats de l'enquête, 85% des clients ne respecteraient pas les espaces non fumeurs. Et "le monde de la nuit" se préparerait à une chute de 21% de son chiffre d’affaires, soit des pertes qui s’élèvent à près de 4,2 milliards d’euros par an. Dionisio Lara, président de la Fédération Nationale des Hôteliers, juge cette mesure anti tabac "draconienne, restrictive, arbitraire, et peu concrète, surtout quand on sait qu’en Espagne, les paquets de cigarettes se vendent un peu partout, aussi bien dans les supermarchés, les distributeurs, les bars ou les restaurants".
Fumer ou sortir, il faut choisir
Depuis la loi anti-tabac, sur les 346.000 commerces existant en Espagne, 69% ont choisi d’autoriser leur clientèle à fumer, les autres ont préféré l’interdire complètement. Pour les petits locaux, 9 sur 10 n’ont pas mis de véto au tabac, et 82% des grands établissements ont créé ou vont créér des zones fumeurs et non fumeurs. Car s’il s’agit pour le moment d’une période d’adaptation afin de tester la réaction des Espagnols, les commerçants devront afficher de façon définitive leur choix le 1er septembre 2006.
Cathy IRAOLA. (LPJ Madrid) 6 mars 2006 |