Mardi, 14 Février 2012
À l’image des jeunes bacheliers français qui attendent leurs résultats du baccalauréat, les résultats sont tombés pour la jeune Afrique du Sud qui organisait la Coupe des Confédérations une sorte de "dernière répétition"avant le mondial de 2010

(Crédit Photo : G.Tanesse)

C’était l’occasion de mettre en lumière les forces et les faiblesses du pays hôte. Si les Sud Africains peuvent se réjouir du bon déroulement du tournoi, il reste encore certains points à peaufiner pour être prêt pour l’examen final de juin 2010.

Une équipe sud africaine vaillante
La première surprise est venue de la part des équipes engagées. Si l’indétrônable Brésil est sorti vainqueur pour la troisième fois de cette compétition, sa suprématie a été contestée par une surprenante et jeune équipe des Etats-Unis battue 3-2 en finale. Cette dernière avait réussi à vaincre le champion d’Europe espagnol qui a semblé émoussé, ainsi que l’Italie très décevante. La bonne surprise est venue de la part de l’équipe d’Afrique du Sud : manquant de technique et pas toujours efficaces, les Sud Africains ont réussi grâce à leur abnégation à se qualifier pour les demi-finales et à faire bonne figure contre le Brésil ne perdant que 1-0. Certains joueurs comme Katlego Mashego, joueur des Orlando Pirates, ou encore l’attaquant Bernard Parker ont fait forte impression là où les tauliers comme Steven Pienaar ont déçu. Les Sud africains auront fort à faire : depuis leur victoire en 1996 lors de la Coupe d’Afrique des Nations, les performances de l’équipe n’avaient pas cessé de s’étioler, jusqu’aux deux derniers matchs de l’équipe de la Nation Arc-en Ciel.

Une organisation à peaufiner
Si Sepp Blatter, le président de la FIFA a donné une note encourageante de 7,5 sur 10, il a cependant regretté « les problèmes liés aux transports ». L’état des réseaux sud africains rend aujourd’hui difficile le déplacement d’une ville à l’autre. Les routes embouteillées et parfois dangereuses rendent problématiques les voyages des supporters et même des équipes. Un journaliste allemand a trouvé par ailleurs la mort à la suite d’un accident durant la compétition. Le point positif vient cependant de la sécurité aux alentours des stades. Les organisateurs ont su canaliser les problèmes de criminalité et éviter les débordements même si les mesures devront être renforcées dans un an avec l’afflux de touristes. Sur le plan sportif, on peut regretter l’état des pelouses dû à la période hivernale durant laquelle s’est déroulée la Coupe des Confédérations et durant laquelle se déroulera la Coupe du Monde. Le climat rigoureux a parfois amené les acteurs à jouer dans des conditions difficiles sur un terrain très sec, favorisant les blessures.

Un bilan globalement positif
Enfin s’il y a un point positif à retenir, c’est la ferveur populaire qu’a déclenché l’événement. Sans être pleins, les stades ont su offrir une belle ambiance colorée et musicale accompagnant un spectacle quasi permanent avec une moyenne de 2,75 buts par matchs. Les quelques polémiques nées de l’utilisation des trompettes sud africaines, les vuvuzelas, n’ont pas fait long feu : le Mondial 2010 sera festif ou ne sera pas !

Alexandre Capron (www.lepetitjournal.com/johannesbourg) vendredi 3 Juillet 2009