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ACTUALITE - Les Immigrés soumis à la rançon |
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mercredi 01 juillet 2009 |
Environ 100 à 125 dollars américains, voire plus, ce serait le prix à payer par les migrants pour l’acquisition illégale d’un permis de séjour au Cap.
(Crédit Photo : Gur Lassavane)
Une pratique répandue La pratique est de plus en plus fréquente au sein des services du Centre de réception des réfugiés de Nyanga dans la ville du Cap. Elle toucherait surtout les demandeurs d’asile et les réfugies, les soumettant à des conditions de vie déplorables au quotidien, Un réseau bien organisé contrôlerait la situation, composé de quelques agents du bureau et de certaines personnes externes qui serviraient d’agents de marketing pour la recherche de la clientèle. Malgré la gratuité des services garantie par les textes administratifs en vigueur, cette pratique serait devenue monnaie courante et plus d’une personne s’en plaint. Une véritable rançon à payer pour prétendre bénéficier d’un soi-disant traitement de faveur. Par contre ceux qui sont dépourvus des moyens financiers nécessaires sont sujets au harcellement sexuel, notamment les femmes qui sont très vulnérables au viol. Beaucoup affirment avoir passé des nuits à la belle étoile devant les locaux du centre, exposés a la merci des dangers et des intempéries dans l’espoir de bénéficier du service. ”C’est la troisième fois que je dors ici, mais personne ne peut m’aider..” déplore une jeune mère, les larmes aux yeux. Très souvent, moins de 30 personnes sont servies parmi des centaines qui attendent chaque jour. La priorité est donnée à ceux qui ont les poches bien garnies; ils arrivent toujours après les autres mais sont servis en premier. Il n’est pas rare de voir une foule de personnes entassées devant les locaux de Nyanga. A mainte reprises, des interventions policières ont fait des blessés en tentant de disperser la foule. La situation a pour conséquence la présence de nombreux sans papiers dans la ville, qui se font arrêter par la police exigeant le paiement d’une amende d’environ 300 dollars . S’il n’y avait pas l’intervention de certaines institutions communautaires, les infortunés ne sauraient à qui se confier.
Silence des Pouvoirs Publics A plusieurs reprises, les médias locaux et quelques organisations de la Société Civile se sont fait écho de la situation, mais aucune mesure ne semble jusque là avoir été prise pour y remédier. Seuls quelques agents des services publics dénoncent la corruption, mais ils n’ont pas souvent les moyens de stopper le phénomène. Beaucoup de commentaires à ce sujet déplorent la légèreté et la léthargie qui sont monnaie courante au sein de l’administration du pays. Lors de son récent message à la nation, Jacob Zuma, nouvellement investi président de la République, a mis un accent particulier sur la vie des étrangers dans le pays. Espérons qu’avec sa gouvernance, un traitement correct sera accordé aux migrants, en particulier les réfugies et demandeurs d’asile.
Gur-Lassavane – www.lepetitjournal.com/johannesbourg.html - Mercredi 1er Juillet 2009
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