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POLITIQUE - Bras de fer à Sanam Luang |
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dimanche 05 mars 2006 |
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Sanam Luang aura vécu ce week-end entre les “Thaksin bats-toi !” et les “Thaksin dehors !”. 150 000 personnes y sont venues soutenir le Premier ministre vendredi soir, tandis que ses opposants s'y sont réunis hier pour demander sa démission, certes moins nombreux, mais pour la quatrième fois en un mois
Les sympathisants de Thaksin ont occupé toute l'esplanade de Sanam Luang vendredi soir. (Photo : LPJ Bangkok)
Thaksin a rassemblé 150.000 supporters vendredi soir à Sanam Luang, dans ce qui est apparu comme un départ de campagne électorale. Une mobilisation bien plus importante que celles des semaines prassées demandant sa démission. Sondhi Limthongkul, un des leaders du People’s Alliance for Democracy, soupçonne néanmoins le Premier ministre d’avoir massivement acheté le soutien populaire, qui plus est avec l’argent public.
Dans son élocution, le Premier ministre a affirmé que les élections anticipées du mois prochain feraient office de référendum à la légitimité de sa politique. Il a aussi appelé une fois de plus les partis d’opposition à participer aux élections en ajoutant qu’il était disposé à reporter l’échéance du 2 avril pour leur permettre de se préparer. Il est même allé jusqu'à promettre de renoncer au siège si le Thai Rak Thai recevait moins de la moitié des votes. Enfin, il a promis d’amender la constitution en cas de victoire, et d’offrir de nouvelles élections d’ici un an.
Les manifestants anti-Thaksin sont venus plus nombreux encore que la semaine dernière pour reclamer une nouvelle fois la démission du premier ministre (Photo LPJ Bangkok).
Le mouvement ne perd pas son souffle
Deux jours après ce rassemblement de soutien au Premier ministre, l’esplanade royale a accueilli hier une nouvelle manifestation de grogne populaire exigeant sa démission. La quatrième depuis début février et probablement une des plus importantes avec près de 100.000 personnes réunies pour exprimer leur raz le bol et dénoncer entre autre la "malhonnêteté", "l’autoritarisme" et le "manque de patriotisme" du Premier Ministre dans sa façon de gérer les affaires du pays. Le rassemblement d’hier devait marquer l'arrivée de l’échéance lancée la semaine dernière au chef du gouvernement pour qu’il donne sa démission. Mais pour l’heure toujours rien. Thirayuth Boonmi, sociologue à l’université de Thammasat, se disait toutefois confiant samedi quant à la démission inévitable de Thaksin Shinawatra. "Une question de temps", a-t-il affirmé…
Pierre QUEFFÉLEC. (LPJ - Bangkok) 6 mars 2006 |