Si les intentions de mobilité et le moral restent élevés chez les cadres, ils semblent plus inquiétés par le chômage en 2009. C’est ce que révèle l’enquête annuelle de l’Apec 
38 % des cadres interrogés auraient l’intention de changer d’entreprise en 2009, c’est ce que révèle la dernière enquête réalisée par l’
Association pour l’emploi des cadres,-l’Apec auprès d’un panel de 3000 salariés.
On voit que les intentions de mobilité en 2009 restent assez élevées même dans un contexte économique difficile. Les cadres s’estiment plutôt confiants en leur avenir professionnel (86%) et en celui de leur entreprise (77%). Ils sont assez optimistes lorsqu’ils se projettent individuellement et sont à 59% satisfaits des perspectives d’évolution dans leur entreprise. On note par contre une baisse de confiance du climat général de l’entreprise ainsi qu’une hausse des préoccupations liées aux risques du chômage. La mobilité externe concerne 8% des cadres contre 6% en 2007.
Par rapport aux années précédentes, ce sont surtout les motivations de changement qui évoluent. La première motivation des cadres qui souhaitent changer d’entreprise reste l’élargissement des responsabilités pour 65%. On observe une proportion importante (24%) qui se prépare à bouger pour prévenir les menaces de licenciement. Lorsqu’on demande aux cadres s’ils se sentent directement menacés par le risque de chômage dans un avenir proche, 20 % répondent oui contre 13 % début 2008.
Si la démission a concerné moins de cadres, elle reste la principale modalité de départ (61%). Les cadres ont aussi été plus nombreux à vivre une période de chômage entre deux emplois (30 % contre 28 % en 2007).
Egalité entre hommes et femmes : peut mieux faire !Les cadres ont été plus nombreux à changer d’entreprise mais également à observer le marché de l’emploi par le biais d’internet (45 %) –via linkedln, viadeo et autres réseaux sociaux en ligne. Les cabinets de recrutement ont été moins sollicités et les cadres se déclarent moins nombreux à avoir obtenu un nouvel emploi grâce à leurs relations. Concernant un cadre sur cinq, la mobilité interne est restée à un niveau comparable à 2007. Les raisons sont assez stables également : meilleure rétribution, confort et épanouissement personnels.
En matière d’égalité professionnelle entre hommes et femmes, des améliorations restent à engager. Un tiers des entreprises de plus de 300 salariés ont signé un accord pour l’obtention d’une égalité salariale. Les meilleurs élèves sont les banques, les assurances et les compagnies immobilières. Le principal obstacle pour les femmes reste l’évolution. Elles déclarent être moins en situation d’encadrement et moins nombreuses en équipes de direction même si selon l’Apec, elles se montrent plus revendicatives, plus intuitives, mieux organisées et plus ouvertes d’esprit que les hommes…
Sylvie Forder. (www.lepetitjournal.com) mercredi 1er juillet 2009