Écrit par Brigitte di Benedetto
Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan est revenu ce vendredi 26 juin sur "
l'attitude politique", adoptée selon lui par certains pays pour "
ralentir les choses"dans le processus d'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne. L'Allemagne, la République de Chypre et la France sont très clairement visées par le Premier ministre. Il dénonce par ailleurs une attitude générale anti-turque utilisée selon lui lors des dernières élections européennes. Une situation et un traitement de faveur qu'il trouve "
anormales"et en appelle au changement.
Plus particulièrement, il juge "
discriminante"l'attitude du Président français, Nicolas Sarkozy, à la base du projet de "
partenariat priviligié"entre l'Union Européenne et la Turquie. L'occasion pour Erdogan de réaffirmer son intention de parvenir à une "
adhésion pleine et entière"de son pays dans l'Union Européenne. Celle-ci met pourtant du temps à se dessiner, puisqu'en attendant l'ouverture du chapitre su la fiscalité prévu le 30 juin prochain à Bruxelles, seuls dix chapitres sur trente-cinq ont été ouverts depuis le début des négociations en octobre 2005. Huit autres restent gelés depuis 2006, attendant l'ouverture des ports et aéroports turcs à la république de Chypre.
(Source : Le Monde)AG (www.lepetitjournal.com / Istanbul), samedi 27 juin 2009.