Mardi, 14 Février 2012
Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan est revenu ce vendredi 26 juin sur "l'attitude politique", adoptée selon lui par certains pays pour "ralentir les choses"dans le processus d'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne. L'Allemagne, la République de Chypre et la France sont très clairement visées par le Premier ministre. Il dénonce par ailleurs une attitude générale anti-turque utilisée selon lui lors des dernières élections européennes. Une situation et un traitement de faveur qu'il trouve "anormales"et en appelle au changement.

Plus particulièrement, il juge "discriminante"l'attitude du Président français, Nicolas Sarkozy, à la base du projet de "partenariat priviligié"entre l'Union Européenne et la Turquie. L'occasion pour Erdogan de réaffirmer son intention de parvenir à une "adhésion pleine et entière"de son pays dans l'Union Européenne. Celle-ci met pourtant du temps à se dessiner, puisqu'en attendant l'ouverture du chapitre su la fiscalité prévu le 30 juin prochain à Bruxelles, seuls dix chapitres sur trente-cinq ont été ouverts depuis le début des négociations en octobre 2005. Huit autres restent gelés depuis 2006, attendant l'ouverture des ports et aéroports turcs à la république de Chypre.
(Source : Le Monde)

AG (www.lepetitjournal.com / Istanbul), samedi 27 juin 2009.