Mardi, 14 Février 2012
Chaque année, pendant les vacances universitaires, des villages français accueillent des étrangers bénévoles pour des missions de quelques semaines. Cet été encore, une soixantaine d'étudiants turcs de l'université de Galatasaray vont s'envoler vers une vingtaine de "chantiers internationaux de bénévolat"organisés par l'association APARE, Association pour la Participation et l'Action Régionale. De quoi alimenter "une belle tradition française", comme aime à le rappeler Jean-Nicolas Lefilleul, professeur très actif dans l'organisation de ces échanges


Aucune limite d'âge pour participer à ces chantiers bénévoles (photo Asnières Patrimoine)

Rénovation de chemins de randonnée, de sites archéologiques, ou encore des missions d'aide dans les maisons de quartiers ou de retraites, les chantiers ne manquent pas. La France dispose en effet de beaucoup d'associations dans la restauration du patrimoine et le secteur social. Depuis cinq ans, l'association APARE collabore avec l'université de Galatasaray dans les domaines de la jeunesse, de l'environnement et donc du patrimoine. Pour son vingt-cinquième anniversaire, l'association propose une vingtaine de projets sur des chantiers en Provence, qui ont recueilli bon nombre de candidatures d'étudiants turcs. Ces derniers sont motivés à l'idée d'aller en France, d'en pratiquer la langue, la plupart des bénévoles turcs étant en classes préparatoires.

C'est enfin l'occasion de visiter la France, tout en passant des "vacances utiles valorisées par un investissement personnel", explique M. Lefilleul, un des initiateurs de cette collaboration. De nombreux étudiants reviennent et évoquent ces chantiers de "manière émouvante". De "belles histoires d'amour ont ainsi débuté sur les chantiers pour continuer aujourd'hui". Certains étudiants en sont même déjà à leur cinquième ou sixième chantier.

Chaque étudiant comme ambassadeur culturel de son pays

Bien que rares, M. Lefilleul reconnaît malgré tout "des erreurs de casting", pour des étudiants qui découvrent qu'ils ne sont pas fait pour des travaux physiques. D'une durée de deux à trois semaines, les journées sur les chantiers se divisent en deux, du travail le matin et des activités découverte ou sport l'après-midi parce que "le plaisir se mérite". C'est aussi l'apprentissage de la vie en communauté, une fois par semaine, chaque étudiant doit faire à manger pour les autres, et devient ainsi un "ambassadeur culinaire et culturel de son pays".

Côté pratique, le coût de participation est de l'ordre d'une centaine d'euros, variant selon la durée, une participation pour les frais de logement et de nourriture. Le fait d'être bénévole dans un projet comme celui-ci facilite également l'obtention d'un VISA. L'Université se charge quand à elle d'établir des contacts, c'est ensuite à l'association de prendre le relais. Le succès du programme est si fort que l'université envisage désormais d'élargir ses collaborations avec les associations pour offrir un plus grand nombre de chantiers à ces étudiants.

Plus d'informations sur l'association APARE en cliquant ici.

Adrien Godet (www.lepetitjournal.com / Istanbul), mercredi 24 juin 2009