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EXPO - Philip Treacy, l’homme qui travaille du chapeau |
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jeudi 02 mars 2006 |
When Philip Met Isabella : Philip Treacy’s Hats For Isabella Blow
se tient au Musée national des Arts Décoratifs et d’Histoire jusqu’au 2
avril. L’étonnante expo révèle les créations du célèbre chapelier
irlandais pour sa muse, la célèbre rédactrice de mode. Décoiffant !

Isabella Blow porte un "Disc Hat" ( photo: Donald McPherson. Courtoisie Musée national des Arts Décoratifs et d'Histoire)
Un navire français du XVIIIème siècle en guise de couvre-chef ? Voici
ce qu’il faut courir voir au Musée national des Arts Décoratifs et
d’Histoire. When Philip Met Isabella : Philip Treacy’s Hats For
Isabella Blow, prolongée jusqu’au 2 avril 2006, révèle les créations du
célèbre chapelier irlandais.
Philip Treacy a en effet créé des centaines de chapeaux
extraordinaires, mais les plus spectaculaires – car il s’agit
assurément d’un spectacle – ont été dessinés pour sa muse et amie, la
rédactrice de mode Isabella Blow. Depuis leur rencontre en 1989, elle a été sa source d’inspiration et son plus fidèle support.
Farouchement anticonformiste, sinon franchement excentrique, Philip Treacy n’a cessé d’explorer depuis ses débuts, il y a 17 ans, les marges de la mode. Ses complices, les photographes Steven Meisel, Nick Knight, Mario Testino et Ellen Von Unwerth, ont immortalisé par leurs célèbres clichés, également exposés, les confections invraisemblables du chapelier fou. "Le beau est bizarre" L’exposition s’ouvre sur l’excentrique chapeau rose fuchsia Roswell. Mariant satin rose et lycra stretch, il donne au visage la forme des prétendus extraterrestres découverts en 1947 à Roswell, dans le désert du Nouveau Mexique.Une autre création qui semble tout droit sortie des Oiseaux d’Hitchcock : le chapeau est fait de rats noirs, corbeaux et serpents empaillés, tous entrelacés. A la fois horrible et incroyablement ingénieux, il suscite l’étonnement de tous. Isabella Blow, dans la provocation, aura bien sûr été la seule à oser le porter.
Philip Treacy semble reprendre à son compte "le plaisir aristocratique de déplaire" célébré par Baudelaire et démontre avec ses créations que le "beau est bizarre".
Le Château et le Navire
Toujours loin des conventions mais au sommet de son art, le génie irlandais expose ses deux plus belles coiffes, tant de fois photographiées pour des séries de mode. Majestueux, le Château semble s’élever dans les montagnes avec ses tours et ses donjons. Dentelles, satin noir et cristaux Svarovski se marient pour offrir à l’œil un plaisir non mesuré. A côté, tournoyant dans une vitrine, le Navire, confectionné avec les mêmes matériaux, des plumes d’oiseaux de paradis en plus, est incroyable de beauté. Le chapeau est impressionnant de détails : les cordages sur le pont ou les voiles accrochées aux mâts dévoilent la minutie du travail. Un
film diffusé sur un écran au fond de l’exposition retrace les
collaborations artistiques de Philip Treacy avec Karl Lagerfeld, John
Galliano ou Alexander McQueen. On y retrouve les défilés où le maître
du chapeau a dévoilé ses étonnantes créations.
Philip Treacy se plaît à dire que "les règles sont faites pour être transgressées". En sortant de l’exposition, on comprend pourquoi. Perrine SABBAT. (LPJ - Dublin ) 03 mars 2006
Pratique: Musée national des Arts Décoratifs et d’Histoire, Collins Barracks, Dublin 7.
Tel: 01 – 6486 429
www.museum.ie.
Fermé le lundi.
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