Mardi, 14 Février 2012

BERLUSCONI – Après le Noemigate, le scandale des escort girls
A trois semaines du G8 qui se déroulera à l’Aquila, le Président du Conseil, Silvio Berlusconi, doit faire face à un nouveau scandale. Selon La Stampa, Giampaolo Tarantini, soupçonné de corruption pour obtenir des marchés et mis sous enquête, aurait payé des escort girls pour l’accompagner à des dîners donnés dans des appartements de Silvio Berlusconi. Patrizia D'Addaria, l’une d’entre elles, a affirmé au Corriere della Sera s’être rendue à deux de ses soirées contre la promesse d’être payée 2.000 euros à chaque fois. Elle aurait également enregistré ses conversations avec Silvio Berlusconi et consigné ces enregistrements aux magistrats chargés de l’enquête. Pour Niccolo Ghedini, avocat du Cavaliere, "L'enquête ne concerne pas le chef du gouvernement. Si je veux faire bonne impression à Silvio Berlusconi et si je me présente chez lui avec une belle accompagnatrice que j'ai payée, il ne peut pas le savoir". Il a par ailleurs ajouté "Et si une de ces femmes devait avoir un rapport avec lui, il continuerait à l'ignorer et ne peut donc être impliqué ni juridiquement, ni moralement". Silvio Berlusconi a quant à lui appelé au "complot"et qualifié ces informations d’"ordurières". Sara Fredaigue (www.lepetitjournal.com - Rome) mardi 23 juin 2009

AQUILA – Deux mois après, la colère des habitants s’exprime dans les rues de Rome
Les habitants de l’Aquila en ont marre. Marre des promesses du chef du gouvernement, marre des travaux de reconstruction qui n’avancent pas, marre des aides qui n’arrivent pas. C’est ce ras-le-bol qu’ils sont venus exprimer mardi 16 juin à l’heure où la chambre des députés votaient les amendements pour la reconstruction dans les Abruzzes. Alors que la région de l’Aquila tremble encore actuellement, le millier de participants a souhaité rappeler aux politiques les conditions précaires dans lesquelles ils se trouvent actuellement. Selon Guglielmo Epifani, secrétaire général de la Confederazione general del lavoro (Cgil), "70% des personnes touchées par les tremblements de terre et qui vivent actuellement sous tente ont plus de 65 ans. Parmi elles, 4.000 ont plus de 75 ans". Or le logement sous tente entraîne des problèmes de santé et d’hygiène. Les craintes parmi les habitants sont multiples. Entre septembre et décembre, 15 à 18.000 personnes qui ont vu leurs habitats totalement détruits devraient être relogées dans des abris anti-sismiques temporaires. Celles-ci ont peur que, faute de moyens, ces logements ne deviennent définitifs. Massimo Cialente, le maire de l’Aquila et Stefania Pezzopane, le président de la province, "se sentent humiliés et trahis". Pendant qu’ils étaient avec Gianfranco Fini, président de la chambre des députés, ils ont assisté en direct au rejet de l’amendement qui aurait permis la reconstruction des maisons pour les non-résidents. La crainte est grande que l’Aquila ne devienne une ville morte par absence de reconstruction du centre historique. Parallèlement, les habitants sont venus exprimer leur perplexité par rapport à la venue du G8. "Moi, le G8, comme institution, normalement j’en ai rien à faire”, dit Roberto Gioni, un manifestant. “Mais, dans ce cas précis, je me sens concerné parce que j’ai vu dans ma ville que les routes d’accès au G8, ils sont en train de les refaire, mais la mise en sécurité des grands édifices du centre historique de L’Aquila, ils ne s’en occupent pas”. S.F. (www.lepetitjournal.com - Rome) mardi 23 juin 2009