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Villeurbanne affronte Orléans demain à Paris-Bercy en finale du championnat de France de basket. Une belle occasion pour l’ASVEL d’asseoir sa domination sur le basket tricolore et de faire un beau cadeau à son nouvel actionnaire Tony Parker qui entend faire de ce club une référence européenne (photo AFP)
Le 3 février dernier, toute la Pro A et le basket français se réjouissaient de la nouvelle : Tony Parker devenait actionnaire de l’ASVEL, le club de basket de Lyon-Villeurbanne. L’arrivée d’un homme très médiatisé, triple champion NBA avec les Spurs de San Antonio et accessoirement mari de la sublime Desperate Eva Longoria, va en effet donner un coup de boost formidable à la PRO A. Et il faut bien le reconnaître, le championnat de France de basket, assez tristounet, en a bien besoin. Pau-Orthez et Limoges - 9 titres de champions de France chacun - sont aujourd’hui en Pro B (même si les Limougeauds pourraient retrouver l’élite demain en cas de victoire face à Poitiers en finale de Pro B), Paris-Levallois retrouvera l’élite l’année prochaine, l’ASVEL n’a plus été titrée depuis 2002... Bref, les ténors du championnat n’existent plus et même si l’émergence du Mans, Nancy, Roanne, ou Orléans est rafraîchissante, la Pro A manquait sérieusement d’une belle vitrine. Elle a sûrement l’attraction fatale avec l’arrivée de TP. L’ASVEL devrait donc être le fer de lance du basket français. Quoi de plus normal pour le club le plus titré de l’hexagone (16 titres de champions) ? Parker ne disait d’ailleurs pas autre chose quand il a annoncé qu’il mettait des billes dans le club rhodanien : “J'ai choisi l'ASVEL parce que c'est le meilleur club en France. Ce sont eux qui ont les meilleures chances de devenir un des grands clubs européens.”
TP actionnaire et futur joueur de l’ASVEL ? Désormais deuxième actionnaire du club derrière Gilles Moretton, l’international tricolore veut faire de l’ASVEL un géant d’Europe. La tâche s’annonce ardue tant les clubs français rament en Euroligue depuis quelques années, multipliant les défaites aux quatre coins du continent. Pour ce faire, le meneur des Spurs comptent d’abord doubler la masse salariale dès la saison prochaine (environ 4,5 millions d’euros) et espère ensuite avoir "dans cinq ou six ans un budget qui pourra concurrencer les meilleurs clubs en Europe". Si les sponsors suivent l’ASVEL autant que Tony Parker, le délai pourrait être plus court. Et la nouvelle salle de 15 000 places à l’étude depuis quelques mois ainsi que le grand centre d’entraînement - comprenant notamment un cabinet médical, un centre d’hébergement pour les jeunes en formation, un centre de fitness, des salles de réunions, une crèche – pourraient voir le jour plus rapidement que prévu. Autant de conditions sine qua none pour faire de l’ASVEL un grand d’Europe au moment où l’ULEB (Union des Ligues Européennes de Basket) entend inviter à vie des équipes pour l’Euroligue. Déjà qualifiée pour l’édition 2009-2010 grâce à leur première place en saison régulière, les Verts voudront de nouveau goûter à la saveur du titre demain face à Orléans. Ce serait la première pierre à l’édifice voulu par TP. Un TP qui n’exclut pas d’ailleurs pas d’enfiler le maillot de l’ASVEL d’ici une dizaine d’années. Histoire de pérenniser le club sur le toit de l’Europe ? Jérémy Patrelle. (www.lepetitjournal.com) vendredi 19 juin 2009
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