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HAUTE-COUTURE - La mode de l'art |
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| Ecrit par Betty RUBY,
le 06-03-2006 23:00
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Rochas, Calvin Klein, Jonathan Saunders, Donna Karan ou Ann Demeulemeester puisent leur inspiration dans Monet, le Bauhaus ou l’art moderne. Ils proposent ainsi des collections printemps-été 2006 très arty
Chez Rochas, silhouette et nénuphars s’inspirent de l’ambiance Giverny fin 19e…(Photo : Rochas PE 2006)
Pour leur collection printemps-été 2006, les stylistes adaptent le patrimoine visuel universel à la toile blanche de leurs vêtements. Leurs créations nous convient donc à un petit voyage dans le temps et dans l’espace. Le jeune Belge Olivier Theyskens, qui signe la griffe française Rochas, a voulu recréer l’impressionnisme des tableaux de Monet à Giverny. Il a donc dessiné des silhouettes longilignes qui rappellent l’allure des femmes de la fin du 19e, avec une taille marquée et un bas évasé à la longue jupe. Sur certaines jupes, le styliste brode même des nénuphars, en hommage aux célèbres Nymphéas. L’Italien Francisco Costa, qui a pris le relais de Calvin Klein dans la maison américaine du même nom, s’est intéressé aux volumes. Il décline les plissés et applique des formes géométriques comme des disques, au bas de robes. Une recherche à l’origine de laquelle il cite le mouvement allemand du Bauhaus. Le retour de l’art moderne Outre-Manche, c’est l’art moderne qu’on reconnaît dans le défilé de Jonathan Saunders. Cet Ecossais est notamment connu pour ses imprimés, spécialement adaptés à la forme d’un vêtement. Cette saison, les rayures noires et blanches ou multicolores sont un clin d’œil à l’artiste français Daniel Buren. Ses superpositions de carrés de tissu font penser aux sculptures du Britannique Anthony Caro et le bleu intense de certaines robes, aux piscines du peintre américain David Hockney. C’est justement une visite au Museum of Modern Art de New York qui a soufflé à l’Américaine Donna Karan les références artistiques de sa ligne principale. Des sautoirs composés de triangles, carrés et cercles dorés donnent le ton. On repère des aplats de couleurs vives dignes de Piet Mondrian, sur des robes et des manteaux. D’autres motifs très abstraits ressembleraient plutôt aux toiles de Vassili Kandinsky…en noir et blanc ! Et il y a du Jackson Pollock dans une robe noire et blanche très 50ies, sur laquelle on a peint en noir comme un dripping. Chez la Belge Ann Demeulemeester, l’effet est au contraire coloré et vient pigmenter plusieurs tenues en soie, dans une collection presque uniformément black and white. Claire ROCHER. (LPJ) 7 mars 2006
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